Depuis le début du XXe siècle, l’intensité et la fréquence des fortes précipitations ont augmenté en Suisse, notamment en été. Cette augmentation s’avère en outre plus notable pour les événements de courte durée, par exemple, d’une dizaine de minutes, que pour les événements plus longs.
À chaque degré de réchauffement, l’air peut retenir 6 à 7 % d’eau en plus, et dans ce sillage, les fortes précipitations s’intensifient. Une plus forte augmentation encore de l’intensité et de la fréquence de tels événements, tout au long de l’année, est également prévisible pour l’avenir. Dans un monde à + 3 degrés, un épisode de fortes précipitations tel qu’il survient actuellement tous les 50 ans serait 11 % plus puissant. Ces fortes précipitations accrues n’excluent toutefois pas, en même temps, une diminution de la quantité totale des précipitations, car même si de plus grandes quantités de pluie tombent lors de ces événements, il pleut globalement plus rarement.