Les conséquences du changement climatique sont d’ores et déjà bien perceptibles en Suisse. L’été de cette année, avec sa succession de vagues de chaleur, ses températures records et sa sécheresse exceptionnelle, a démontré avec force que la nouvelle réalité climatique affecte une multitude de secteurs. Les faibles niveaux d’eau et les températures élevées ont mis à mal les rivières et la navigation, et la sécheresse a durement frappé l’agriculture et les forêts. La chaleur a été problématique tant pour les êtres humains que pour les animaux. Face à ces répercussions tangibles à maints égards, la nécessité d’une base solide pour l’adaptation au changement climatique est incontestable. En 2022, le National Centre for Climate Services NCCS a lancé à cette fin le programme « Bases décisionnelles pour faire face au changement climatique en Suisse : informations sur les thèmes intersectoriels », ou en abrégé « NCCS-Impacts ». Arrivant aujourd’hui à son terme, ce programme aide les acteurs du monde politique, de l’administration, de l’économie et de la société à repérer les risques à un stade précoce et à planifier en conséquence.
Le 20 octobre 2025, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a ouvert le Congrès de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) à Genève. Dans son discours, elle a insisté sur la mission fondamentale que remplit cette institution, aux côtés des services météorologiques nationaux, dans la lutte contre le changement climatique et dans les alertes précoces en cas d’événements extrêmes à travers le monde. La Suisse contribue elle aussi aux travaux menés à l’échelle internationale pour développer des systèmes mondiaux d’alerte précoce, notamment dans le cadre du projet pilote « Weather4UN ».