Effet de lac (lake effect)
Dans ces conditions au-dessus des lacs, l’atmosphère atteint largement la température dite de « déclenchement » de la convection. La chaleur des eaux du Léman a même permis une convection assez profonde avec à la clef de gros cumulus (cumulus congestus) donnant de fréquentes et intenses averses.
Ce matin sur le Plateau, avec une température entre 7 et 10 °C, les cumulus n’arrivaient plus à se développer et à donner des averses (temps se). Au contraire sur la région du Grand et Haut-Lac Léman, et dans une moindre mesure sur le lac de Neuchâtel, avec une température de surface des lacs entre 17 et 18°C, la formation « in situ » de gros cumulus et d’averses s’est poursuivie. Cette instabilité, directement associée à "l'effet de lac" a permis des précipitations quasiment stationnaires et continue entre Lausanne et Montreux, avec pour conséquence, sur ces localités d'importants cumuls.
Ce processus d’intensification du régime d’averses au-dessus d’un lac encore chaud est connu sous l’appellation « effet de lac », « lake effect » en anglais. Il peut aussi se produire en mer et sur les océans.