La banquise polaire est un élément important du climat et joue un rôle clé dans le changement climatique. En effet, l’albedo de la glace polaire (importante réflexion du rayonnement solaire) et très différent de l’albedo des océans et l’étendue de banquise a donc un effet direct sur les températures. On parle ici de boucle de rétroaction positive : plus il fait chaud, plus la glace fond, et donc plus il fait chaud. Cette boucle de rétroaction a d’ailleurs joué un grand rôle dans la transition entre les périodes glaciaires et les périodes dites chaudes, où un faible changement dans le rayonnement solaire reçu est amplifié et aboutit à des bouleversements climatiques majeurs.
Les calottes polaires sont surveillées par images satellite depuis 1978, ce qui permet de mesurer leur étendue. Depuis 2002, des mesures satellite précises du champ de gravité de la Terre permettent d’avoir de très bonnes estimations des changements de la masse des calottes polaires.
Une étendue maximale de la banquise Antarctique très basse en 2024
Pendant plusieurs décennies, l’étendue de la banquise Antarctique n’a pas diminué, elle a même légèrement augmenté (voire explication dans l’encadré ci-dessous). Depuis environ dix ans, la tendance tend à s’inverser. L’année passée ainsi que cette année, des records sans précédent ont été atteints au mois de septembre, où l’extension de la banquise atteint son maximum : jamais des valeurs si basses n'avaient été mesurées. Ces mesures sont montrées dans l’image ci-dessous.