Limite du zéro degré, limite pluie-neige et limite de la neige :
Commençons par la limite du zéro degré. Elle définit l'altitude à laquelle la température est de zéro degré.
En dessous se trouve la limite pluie-neige, appelée aussi limite des chutes de neige. À la limite pluie-neige, on considère que l'air contient pour moitié des gouttes de pluie et des flocons de neige.
Au-dessus de la limite pluie-neige, on trouve la limite de la neige, c'est-à-dire à partir de laquelle la neige tient au sol.
En principe, c'est très simple : en connaissant ces trois altitudes, vous êtes paré pour la semaine à venir et l'hiver qui approche.
Mais malheureusement, ce n'est pas aussi simple que cela :
la limite du zéro degré est déjà soumise à des variations temporelles et spatiales.
La limite pluie-neige n'est pas une ligne clairement délimitée, mais une couche d'air pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres d'épaisseur dans laquelle la neige fond plus ou moins rapidement. En fonction de l'intensité des précipitations ou de l'humidité de l'air ambiant, la limite pluie-neige fluctue vers le haut ou vers le bas.
Outre la répartition des températures et des précipitations, la limite de la neige, c'est-à-dire la limite à partir de laquelle la neige tient réellement au sol, dépend également de l'exposition. Ce phénomène est particulièrement observable au printemps : alors que les versants sud exposés au soleil sont déjà dégagés, les versants nord ombragés restent recouverts de neige plus longtemps et en quantité nettement plus importante.