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Incendies sur l'ouest des Etats-Unis

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La vague de chaleur qui sévit encore sur l'ouest des Etats-Unis engendre désormais des incendies dont les grands panaches sont visibles depuis l'espace. Sans être pour l'instant d'une intensité exceptionnelle, ces incendies sont déjà problématiques pour la qualité de l'air, notamment dans l'Oregon.

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Dôme de chaleur stationnaire

Une vague de chaleur aussi tardive qu'exceptionnelle par son intensité, et désormais aussi par sa durée, sévit depuis la fin du mois d'août sur l'ouest des Etats-Unis. 9 jours après notre premier blog faisant le point sur cette situation, le dôme de chaleur stationnaire qui a entraîné records de températures -dont un 51,3 °C dans la Vallée de la Mort le 1er septembre- est toujours solidement installé sur la moitié ouest des Etats-Unis.

Ces derniers jours, les températures maximales ont légèrement diminué, passant à nouveau sous la barre des 30 °C de l'Etat de Washington à l'Arizona. Une baisse à relativiser au regard de l'altitude de ces régions, la plupart en-dessus de 1300 m. Par exemple, on a encore relevé samedi 27.8 °C à l'aéroport d'Ely situé à 1907 m d'altitude. La masse d'air est donc encore bien chaude.

Températures maximales des 3 derniers jours

Vers la fin de la vague de chaleur

Ces prochains jours, ce dôme de chaleur devrait se déplacer lentement vers l'est, poussé par une dépression arrivant par le Pacifique vers la fin de semaine prochaine, comme le montre l'animation ci-dessous. Il faudra néanmoins compter encore avec des températures de l'ordre de 25 °C, voire localement 30 °C, à 1500 m.

Incendies

La sécheresse engendrée suite à un été qui a déjà asséché les sols, a favorisé le départ de nombreux incendies de l'Etat de Washington à la Californie en passant par l'Oregon et l'Idaho. Leurs larges panaches sont visibles depuis l'espace.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le pic de la saison des incendies n'est pas au moment le plus chaud de l'été, mais en septembre - octobre, lorsque l'état de sécheresse des sols est le plus avancé. S'y ajoutent un retour de vents souvent plus forts qui permettent aux incendies de se propager plus rapidement, ce qui les rend d'autant plus difficilement maîtrisables.

Qualité de l'air affectée

Les particules fines et les gaz dégagés par les incendies dégradent la qualité de l'air. Sur la carte ci-dessous montrant les indices de qualité de l'air des particules fines d'un diamètre inférieur ou égal à 2.5 micromètres (PM2.5), un nombre conséquent de localités relèvent un air malsain pour les personnes sensibles, voire pour tous.

D'ici le changement de régime de la fin de semaine, les incendies pourraient encore progresser et dégrader la qualité de l'air.

Contribution du changement climatique

Avec des vagues de chaleur toujours plus intenses et des sécheresses prolongées, les conditions tendent à devenir de plus en plus propices aux incendies, dont il faut rappeler que 90% sont d'origine humaine.

L'effet le plus manifeste jusqu'à présent est l'allongement de la durée de la saison des incendies, avec un début de plus en plus précoce et une fin de plus en plus tardive, les premières pluies significatives de l'automne se faisant toujours plus attendre.