Les orages sont responsables d'une grande partie de nos précipitations estivales. Cependant, il est difficile de prévoir les orages, car le moment et l'endroit où ils se produisent sont souvent impossibles à prévoir plusieurs heures à l'avance. Si nous devions fournir une seule meilleure prévision, elle manquerait souvent le coche dans ces situations intrinsèquement imprévisibles. Au lieu de cela, nos modèles de prévision et nos prévisions postprocessus produisent de nombreuses réalisations plausibles pour quantifier l'incertitude dans la prévision. C'est ce que l'on appelle la prévision ensembliste ou probabiliste.
Dans notre exemple, nous pouvons utiliser les nombreuses réalisations pour estimer la probabilité de pluie. Lors d'une journée d'été typique, la majorité des réalisations de prévisions quelques heures avant la prévision ne montrent pas de précipitations pour l'après-midi, mais des membres individuels de l'ensemble - où un orage passe sur le lieu d'intérêt - peuvent prédire des prévisions intenses. Il est donc important de se concentrer non seulement sur l'issue la plus probable (pas de pluie), mais aussi sur les issues les moins probables qui ont un impact important (orage avec fortes pluies). Cela illustre l'utilité des prévisions probabilistes. D'autre part, nous devons apprendre à gérer les prévisions incertaines afin de profiter des informations supplémentaires.
Malgré leur incertitude, nous pouvons évaluer la qualité des prévisions probabilistes de la même manière que nous évaluons une prévision unique (déterministe). Après avoir observé le temps réel, nous calculons l'erreur de prévision. Cette erreur dépend de l'écart entre la prévision et la réalité, mais aussi du degré de certitude de la prévision. Une prévision à faible incertitude qui est sur la cible aura une erreur de prévision plus faible que soit une prévision à forte incertitude qui est sur la cible, soit une prévision à faible incertitude qui est hors de la cible.
Nous pouvons également évaluer si l'incertitude ou la fourchette des prévisions probabilistes est généralement appropriée. Par exemple, nous pouvons vérifier s'il a effectivement plu 60% du temps pour lequel nous avons prévu 60% de chances de pluie. Nous constatons que, en moyenne, l'incertitude des prévisions postprocessus est raisonnable. Les prévisions issues de modèles météorologiques individuels, d'autre part, sont souvent trop certaines, i.e., dans l'exemple ci-dessus, il pourrait ne pleuvoir que 40% des fois pour lesquelles la probabilité de prévision issue du modèle météorologique était de 60%.