Derrière 2026, les étés 2022 (20,2 °C), 2015 (19,5 °C) et 2003 (19,3 °C) occupent respectivement les deuxième, troisième et quatrième places. Ces quatre étés figurent également parmi les cinq plus secs depuis 1991. En effet, outre un ensoleillement important, ce sont surtout les faibles précipitations qui favorisent une température de surface élevée : les sols et la végétation secs se réchauffent davantage que les sols et la végétation humides, car seule une faible partie de l’énergie solaire est consacrée à l’évaporation de l’eau. La plateforme nationale sur la sécheresse utilise donc la température de surface comme indicateur du stress hydrique et, par conséquent, de la santé de la végétation .
Comment fonctionnent les mesures de température depuis l'espace ?
La mesure de la LST repose sur le même principe que celui d'un thermomètre sans contact. Un capteur mesure le rayonnement thermique émis et en déduit la température. Alors que lors de la prise de température corporelle, c'est le corps qui émet du rayonnement thermique, dans le cas de la mesure par satellite, c'est la surface de la Terre. Seule une très faible partie du rayonnement terrestre est perdue lors de son passage à travers l'atmosphère, ce qui rend la mesure très précise.