Au cours de la période de référence 1991-2020, les vagues de chaleur étaient encore plutôt rares, même dans les villes (fig. 3a). Dans la ville de Zurich (station Zurich/Kaserne), elles se produisaient en moyenne une fois par an et duraient trois à quatre jours (fig. 3). Dans le centre-ville de Genève (station Genève/Prairie), les vagues de chaleur étaient un peu plus fréquentes et duraient environ quatre à cinq jours. En revanche, dans les stations rurales de Zurich/Fluntern et Genève/Cointrin, on enregistrait en moyenne moins d’une vague de chaleur par an.
Les vagues de chaleur dans un avenir proche et dans un monde nettement plus chaud
La chaleur dans les villes ne cesse d'augmenter avec un réchauffement climatique de 1,5 °C ou de 3,0 °C. Il est quasi certain que le seuil de 1,5 degré (GWL1.5) sera dépassé dans les prochaines années. Selon les mesures actuellement prévues, un réchauffement de 3 degrés (GWL3.0) sera atteint vers la fin du siècle (blog sur les scénarios d'émissions).
Le monde à 1,5 degré dans un avenir proche
L'étude montre que, dans ce scénario, les vagues de chaleur de niveau d'alerte 3 seront près de deux fois plus fréquentes par rapport à la période de référence (figure 3a), tant dans les périphéries que dans les villes. Ainsi, dans les périphéries de Zurich et de Genève, on prévoit dans un avenir proche (GWL1.5) environ une vague de chaleur ou plus par an, tandis que dans les centres-villes, on en prévoit deux ou plus. De plus, la plus longue vague de chaleur de l’année durera en moyenne trois à cinq jours dans les zones périphériques, contre sept à huit jours dans les centres-villes (figure 3b).