Après une matinée ensoleillée, la température a grimpé jusqu’à 30-33 °C. L’énergie à disposition était donc bien présente pour engendrer des orages. Il ne restait plus que l’élément déclencheur. Celui-ci est arrivé dans le courant de l’après-midi avec le passage d’une branche de jet qui a provoqué un soulèvement massif de la masse d’air. De premiers orages ont d’abord éclaté dans l’Arc jurassien en fin d’après-midi. Ils ont localement produit des chutes de grêle avec des grêlons atteignant parfois la taille de balle de golf.
Entre Lucerne et Winterthour, une supercellule s’est même développée, engendrant la chute de gros grêlons, de fortes rafales de vent et de grosse quantité de pluie. À Wintherthour-Seen, le pluviomètre a mesuré 43,6 mm de précipitations en 20 minutes, soit l’équivalent d’un tiers la norme 1991-2020 pour un mois de juillet (qui est de 125 mm) sur une période très courte !
D’autres orages se sont développés dans le Massif Central et sont dirigés vers la Suisse romande en soirée. Le Bassin lémanique et le Valais ont été concernés par de fortes précipitations et également par de fortes rafales de vent.
Pendant la nuit, un système convectif de méso-échelle (un ensemble d'orages qui se répartissent avec le temps, en ligne ou en zones, pour former des entités qui peuvent occuper de plusieurs dizaines à quelques centaines de kilomètres de longueur ou de diamètre). Ces systèmes météorologiques sont souvent associés à des orages intenses pouvant produire des pluies torrentielles, des vents de plus de 90 km/h et parfois de la grosse grêle. Plusieurs stations de MétéoSuisse ont mesuré des rafales de vent parfois supérieures à 90 km/h (Figure 1b) comme à Oron (93 km/h), au Bouveret (100 km/h) ou à Planfayon (108 km/h). Le Bas-Valais a été copieusement arrosé avec plus de 40 mm de précipitations par endroits (Figure 1a).