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Conditions peu dynamiques

La circulation atmosphérique n’a pas été très dynamique durant le mois de janvier 2026. Aucune période de vent d’ouest ou de bise remarquable n’est à relever. Le début du mois a été marqué par une période de froid sèche malgré des conditions plutôt dépressionnaires en altitude. Après un épisode neigeux entre le 8 et le 11 janvier, et un renforcement temporaire des vents au passage de la dépression "Goretti", des conditions anticycloniques et sèches favorables aux inversions de températures et aux brouillards se sont installées pour une dizaine de jours. La dernière semaine du mois a été marquée par des conditions plus dépressionnaires provoquant un courant de sud à sud-ouest avec des phases de foehn en Valais.

Photo d'une route au pied du Jura dans un paysage enneigé.
Figure 1. Vue sur les villages d’Esserstines-sur-Rolle, Saint-Oyens et Saint-George au pied du Jura vaudois le lundi 12 janvier avec les chutes de neige du week-end. (Source : M. Schwander - MétéoSuisse)

Température proche de la référence

Le début du mois a été marqué par des températures très basses. La température en air libre à 850 hPa (vers 1500 m) est descendue légèrement en dessous de -10 °C les 5 et 7 janvier. Il est devenu rare de passer ce seuil (vers le bas) ces dernières années, alors que cela était plus fréquent jusqu’à la fin des années 2010. Plus d’explications dans le blog du 1er janvier 2026. Cet air froid a permis à la température de descendre à -30,3 °C le 5 janvier à La Brévine et à -9,9 °C le 6 janvier à Genève-Cointrin. À cette station, il s’agit même de la température la plus basse mesurée depuis le 14 février 2013 (-10,0 °C).
 

Graphiques de l'évolution de la température moyenne journalière en janvier 2026 à Genève-Cointrin (en haut) et à Château-d’Oex (en bas). Les barres rouges (bleues) indiquent les valeurs supérieures (inférieures) à la période de référence 1991-2020, représentée par la ligne noire continue. Les lignes traitillées indiquent l’écart-type et les barres grises les extrêmes pour la période 1865-2024 (1879-2024 pour Château-d’Oex).
Figure 2. Évolution de la température moyenne journalière en janvier 2026 à Genève-Cointrin (en haut) et à Château-d’Oex (en bas). Les barres rouges (bleues) indiquent les valeurs supérieures (inférieures) à la période de référence 1991-2020, représentée par la ligne noire continue. Les lignes traitillées indiquent l’écart-type et les barres grises les extrêmes pour la période 1865-2024 (1879-2024 pour Château-d’Oex). (Source : MétéoSuisse)

Le froid du début du mois a été ensuite largement compensé par des températures nettement plus élevées. Finalement, la température moyenne de janvier 2026 a été proche de la référence 1991-2020 sur le Plateau, le Jura et les Préalpes avec par exemple une anomalie de -0,4 °C à Payerne. Plus haut en altitude, dans les Alpes, la température moyenne du mois a été inférieure à la période de référence avec par exemple une anomalie de -1,4 °C au Grand-Saint-Bernard. Cependant, dans la vallée du Rhône, l’anomalie est positive en raison du foehn qui a soufflé à plusieurs reprises à la fin du mois. C’est en particulier le cas à Viège avec une anomalie de température de +1,7 °C.

Carte de l'écart à la période de référence 1991-2020 de la température moyenne en janvier 2026.
Figure 3. Écart à la période de référence 1991-2020 de la température moyenne en janvier 2026. (Source : MétéoSuisse)

Pluviométrie le plus souvent déficitaire

Le cumul de précipitations est variable d’une région à l’autre. Il a globalement été proche de la référence 1991-2020 sur l’ouest du Plateau avec par exemple un cumul de 60,5 mm à Chavornay (VD), ce qui correspond à 95 % de la valeur moyenne entre 1991 et 2020. C’est à Jussy (GE) qu’il a le plus plu (en comparaison à la référence) avec un cumul de 70,4 mm (113 %). Des Préalpes au Valais, les cumuls ont atteint le plus souvent entre 40 et 70 % de la valeur de référence. Par exemple, il n’est tombé que 22,7 mm (39 %) à Mottec dans le Val d'Anniviers et 39,2 mm (41 %) à Château-d’Oex. Sans surprise, l’enneigement était déficitaire à la fin du mois.

Carte de la répartition spatiale des sommes de précipitations en janvier 2026, représentée en % de la période de référence 1991-2020.
Figure 5. Répartition spatiale des sommes de précipitations en janvier 2026, représentée en % de la période de référence 1991-2020. (Source : MétéoSuisse)

On peut relever l’épisode de précipitations du 27 janvier sur l’extrême ouest du pays qui a amené 35,5 mm de pluie à Genève-Cointrin. Il s’agit du 6e cumul sur 24 heures (6 h UTC à 6 h UTC) le plus important depuis le début des mesures en 1950.

Tableau des cumuls de précipitations sur 24 heures (6 h UTC à 6 h UTC le lendemain) les plus importants en janvier à la station de Genève-Cointrin depuis 1950.
Figure 6. Cumuls de précipitations sur 24 heures (6 h UTC à 6 h UTC le lendemain) les plus importants en janvier à la station de Genève-Cointrin depuis 1950. (Source : MétéoSuisse)

Ensoleillement variable

Malgré plusieurs jours de brouillard, l’ensoleillement a été supérieur à la période de référence 1991-2020 sur une bonne partie du Plateau romand. C’est à Genève que le soleil a été le plus présent (relativement à la référence) avec une durée d’ensoleillement de 142 %, ce qui correspond à près de 87 heures de soleil. Dans les Préalpes, le Chablais et le Bas-Valais, l’ensoleillement a été déficitaire avec par exemple 74 % de l’ensoleillement moyen de la période 1991-2020 au Grand-Saint-Bernard (VS), ce qui correspond à 40,6 heures de soleil.

Répartition spatiale de l’ensoleillement en janvier 2026, représentée en % de la période de référence 1991-2020.
Figure 7. Répartition spatiale de l’ensoleillement en janvier 2026, représentée en % de la période de référence 1991-2020. (Source : MétéoSuisse)

Pour un aperçu du mois de janvier 2026 sur l’ensemble de la Suisse, voir le bulletin climatologique correspondant.

Pourquoi parle-t-on de la Suisse romande ET du Valais dans nos bulletins ?

Il arrive que l’on nous demande pourquoi nous parlons de la Suisse romande et du Valais et pas seulement de la Suisse romande (étant donné qu’une bonne partie du Valais en fait partie).

Pour des raisons linguistiques, le centre régional ouest de MétéoSuisse, basé à Genève, est responsable de la prévision pour la Suisse romande. Il l'est toutefois aussi pour l'ensemble du Valais (y compris le Haut-Valais, germanophone) pour des raisons climatologiques : le Valais (en amont de Martigny) a un climat spécifique, car cette région se situe entre les crêtes septentrionales (Alpes bernoises) et méridionales (Alpes valaisannes) des Alpes. Ceci nous amène à préciser que climatologiquement, le Chablais valaisan, en aval de Martigny, ne fait donc pas partie du Valais et que ses habitants doivent donc se référer aux prévisions pour la Suisse romande (et non à celles pour le Valais, lorsque celui-ci est spécifié séparément). Une carte des régions de prévision est disponible sur notre site internet.

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