La Figure 1 montre l’évolution de la température moyenne journalière en 2025 à Genève-Cointrin. Les anomalies thermiques positives (en rouge) et les anomalies (négatives) ont passablement alterné. En juin, les anomalies positives ont largement dominé si bien que le mois a figuré au 2e rang des plus chauds. Finalement, les anomalies thermiques positives ont été plus nombreuses que les anomalies thermiques négatives. Il en résulte une année 2025 plus chaude que la normale à Genève, mais aussi ailleurs en Suisse.

Sur l’ensemble de l’année 2025, l’écart à la norme 1991-2020 a varié entre +0,8 °C à Delémont et +1,7 °C à La Dôle (Figure 2). D’une manière générale, les écarts à la normale ont été plus élevés en montagne qu’en plaine.

En moyenne suisse, l’écart à la norme 1991-2020 a été de 1,2 °C et il s’agit de la 4e année la plus chaude, derrière les années 2023 et 2022.
Au niveau plus local, il y a quelques variations parmi les années les plus chaudes. Si Genève-Cointrin et Neuchâtel n’ont connu « que » leur 6e année la plus chaude depuis le début des mesures (Figures 3a et 3b), Château-d’Oex, Sion et le col du Gd-St-Bernard ont enregistré leur quatrième année la plus chaude (Figures 3c, 3d et 3e).
Les stations de La Dôle, du Moléson, de Zermatt, de Grächen, de Viège, de Montana, d’Évolène et du Jungfraujoch ont connu leur 2e année la plus chaude, derrière 2002.
Il apparaît que les années les plus chaudes en Suisse romande et en Valais sont toutes survenues au cours de la dernière décennie.
Les précipitations en 2025 ont souvent été faiblement déficitaires, mais certaines régions ont tout de même affiché un excédent pluviométrique. Cela a été le cas dans un secteur allant de la région de Lausanne à celle de Neuchâtel, ainsi que sur une partie du canton du Jura.
L’excédent pluviométrique le plus important en Suisse romande et en Valais a été relevé à Delémont avec l’équivalent de 124 % de la norme 1991-2020. En revanche, le déficit le plus important a été relevé à Binn/VS avec 69 % de la norme. En 2024, ce poste pluviométrique avait affiché l’excédent pluviométrique le plus important en Suisse romande et en Valais avec 138 % de la norme.

En valeurs absolues, les postes les plus arrosés en 2025 en Suisse romande et en Valais ont été celui de La Cure avec 1827 mm et de La Dôle avec 1777 mm, les deux situés dans le Jura vaudois. Les postes les moins arrosés en 2025 sont ceux de Grächen avec 500 mm et de Stalden avec 518 mm. Pour ces deux sites valaisans, il s’agit même des lieux les moins arrosés en Suisse en 2025.
Grâce un printemps 2025 et un mois de juin particulièrement ensoleillé, l’année 2025 s’est montrée plus ensoleillée dans toutes les stations de la Suisse romande et du Valais.
L’excédent le plus important a été relevé du côté de La Chaux-de-Fonds et du Moléson avec l’équivalent de 115 % de la norme 1991-2020. L’excédent le moins important a été relevé à Montana avec 105 % de la normale.

Au Moléson, avec 2153 heures, il s’agit de la 5e année la plus ensoleillée depuis le début des mesures en 1983.
À noter qu’en 2025, tout comme en 2024 déjà, le soleil a davantage brillé à La Chaux-de-Fonds avec 2014 heures qu’à Neuchâtel avec 1929 heures. Pour La Chaux-de-Fonds, il s’agit de la 9e année la plus ensoleillée depuis le début des mesures en 1901.
Sur l’ensemble de la Suisse romande et du Valais, c’est au Gornergrat, au-dessus de Zermatt, que le soleil a le plus brillé avec 2454 heures. L’année passée, ce même site avait été le plus ensoleillé de la Suisse romande et du Valais mais avec seulement 1991 heures.
L’endroit le moins ensoleillé a été celui de Mottec/VS avec 1331 heures. Mais le site est victime de sa topographie en étant très encaissé. En valeur relative, cela correspond tout de même à 61 % de l’ensoleillement possible, soit même plus qu’au Gornergrat où l’ensoleillement relatif a été de 60 %. C’est à Delémont, à Chasseral et à La Frétaz que le soleil a le moins brillé en valeur relative avec 45 % de l’ensoleillement possible.
La Figure 6 montre l’évolution de la température moyenne journalière en décembre à Genève-Cointrin et à Château-d’Oex. Du 6 au 23 décembre, le temps a été très doux, en particulier en montagne. À partir du 24 décembre, le temps a commencé à se refroidir. Mais c’est surtout la dernière journée de l’année qui s’est avérée froide avec des températures inférieures à la normale de l’ordre de 5 °C.

En décembre, la Suisse romande et le Valais ont mesuré des températures bien au-dessus de la norme 1991-2020 avec un excédent plus marqué en montagne qu’en plaine. La Dôle et le Moléson ont présenté les anomalies positives les plus importantes avec +3,4 °C. À l’inverse, Delémont et Fribourg ont présenté les anomalies positives les moins importantes avec +0,7 °C.

Sur l’ensemble de la Suisse, l’anomalie thermique a été de 2 °C par rapport à la période de référence 1991-2020 et ce mois de décembre a été le 6e le plus doux depuis le début des mesures en 1864.
En Valais, avec une anomalie thermique de 3,3 °C, la station de Viège a connu son mois de décembre le plus doux à égalité avec décembre 2000 depuis le début des mesures homogénéisées en 1959. D’autres stations en Valais comme à Ulrichen, Zermatt et Montana ont connu leur 2e mois de décembre le plus doux depuis le début des mesures en 1959.
En décembre 2025, les précipitations ont été fortement déficitaires excédentaires en Suisse romande et en Valais avec des cumuls atteignant souvent l’équivalent de 10 à 30 %. Le poste pluviométrique de Bourg-St-Pierre n’a reçu que 2,5 mm de précipitations sur l’ensemble du mois, soit 3 % de la référence 1991-2020.
À Sion, le temps est resté sec du 9 au 31 décembre. Cela s’est même prolongé jusqu’au 7 janvier, soit 30 journées sans précipitations.
Il s’agit du 6e mois de décembre le plus sec sur le Plateau romand, 8e le plus sec en Valais et du 9e le plus sec dans le Jura. Le mois de décembre le plus sec reste celui de 2016. À cette époque, de nombreuses stations étaient même restées complètement sèches.

Avec ce temps sec et doux, la neige a été très rare en décembre. Heureusement, il avait bien neigé en novembre et le manteau neigeux a parfois bien résisté au-dessus de 1500 m, notamment dans les secteurs restant souvent ombragés.
Sur l’ensemble du mois de décembre 2025, il n’est tombé que 3 cm de neige fraîche La Chaux-de-Fonds et à Château-d’Oex, 5 cm à Montana et 6 cm à Zermatt. Mention de même spéciale au col du Gd-St-Bernard qui a tout même reçu 95 cm de neige fraîche.
Ce manque de neige fraîche a engendré un enneigement fortement déficitaire à la fin du mois de décembre. Entretemps, avec les fortes chutes de neige de ces derniers jours, la situation s’est améliorée.
La Figure 10 le montre très bien. Le soleil a bien brillé en décembre 2025, sauf sur le Plateau où les grisailles ont été souvent présentes et tenaces, ce qui a engendré un déficit important d’ensoleillement pour cette région. La Plateau n’a donc reçu que l’équivalent de 45 à 65 % de la norme 1991-2020, tandis que l’Arc jurassien a reçu l’équivalent de 130 à 150 % de la norme.
Le soleil n’a brillé que pendant 23 heures à Neuchâtel (56 % de la norme 1991-2020) contre 117 heures à La Chaux-de-Fonds (147 % de la norme). Du 13 au 27 décembre, les habitants de Neuchâtel n’ont pas vu la moindre minute de soleil.
Les Préalpes et les Alpes ont également connu un bon ensoleillement avec l’équivalent de 110 à 140 % de la norme 1991-2020. La plaine du Chablais a connu un ensoleillement proche de la normale, le secteur ayant également eu des incursions de stratus pendant certaines journées, mais pas aussi longtemps que sur le Plateau.

Il arrive que l’on nous demande pourquoi nous parlons de la Suisse romande et du Valais et pas seulement de la Suisse romande (étant donné qu’une bonne partie du Valais en fait partie).
Pour des raisons linguistiques, le centre régional ouest de MétéoSuisse, basé à Genève, est responsable de la prévision pour la Suisse romande. Il l'est toutefois aussi pour l'ensemble du Valais (y compris le Haut-Valais, germanophone) pour des raisons climatologiques : le Valais (en amont de Martigny) a un climat spécifique, car cette région se situe entre les crêtes septentrionales (Alpes bernoises) et méridionales (Alpes valaisannes) des Alpes. Ceci nous amène à préciser que climatologiquement, le Chablais valaisan, en aval de Martigny, ne fait donc pas partie du Valais et que ses habitants doivent donc se référer aux prévisions pour la Suisse romande (et non à celles pour le Valais, lorsque celui-ci est spécifié séparément). Une carte des régions de prévision est disponible sur notre site internet.
Les bulletins définitifs de décembre 2025 et de l’année météorologique 2025 pour l’ensemble de la Suisse seront disponibles à partir du 15 janvier 2025 dans la rubrique Publications.