Quel rôle jouent les aérosols ?
Outre la vapeur d'eau, les installations industrielles émettent également des noyaux de condensation, c'est-à-dire de minuscules particules en suspension dans l'air (= aérosols). La vapeur d'eau peut s'y fixer, formant ainsi une gouttelette de nuage. Certains aérosols agissent également comme des noyaux glaçogènes, sur la surface desquels les gouttelettes surfondues se fixent et gèlent.
La mesure dans laquelle les aérosols émis favorisent la formation de neige industrielle n'est pas claire et dépend probablement fortement de la source d'émission et de la température dans le brouillard (haut). Étant donné que, dans les conditions météorologiques correspondantes (situations d'inversion persistantes avec un faible courant), il y a généralement déjà suffisamment de noyaux glaçogènes et de noyaux de condensation dans l'air, les aérosols émis devraient, dans de nombreux cas, jouer un rôle plutôt secondaire.
Neige industrielle et centrale nucléaire ?
Étant donné que les grandes tours de refroidissement des centrales nucléaires rejettent d’importantes quantités de vapeur d’eau dans l’atmosphère, elles devraient, selon les critères mentionnés plus haut, être des sources idéales de « neige industrielle ». Or, ce n'est généralement pas le cas.
En raison de la taille et de la chaleur du nuage de vapeur d'eau émis par les centrales nucléaires, celui-ci s'élève si rapidement qu'il peut traverser la couche d'inversion et « s'échapper » ainsi dans l'air ambiant plus sec et plus chaud situé au-dessus.