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Un mois de février doux et agité – un hiver doux et ensoleillé

28 février 2022, 15 Commentaire(s)
Thèmes: Climat

Le mois de février a débuté par une tempête et de fortes chutes de neige dans les Alpes orientales. Il a conservé son caractère agité jusqu'à la dernière décade du mois. Entre-temps, il s'est montré doux au Nord avec un temps ensoleillé. Au Sud des Alpes, presque toutes les journées du mois se sont montrées ensoleillées. Dans l'ensemble, le mois de février a été doux, voire extrêmement doux au Sud. La neige a été absente sur les régions de plaine du Nord des Alpes. Au Sud, le mois a été très peu arrosé. L'hiver s'est montré doux dans tout le pays, régionalement très ensoleillé et très sec au Sud. Au Sud des Alpes, il s’agit localement du deuxième hiver le plus doux, du deuxième le plus sec et de l’hiver le plus ensoleillé depuis le début des mesures.

Magnifique journée d'hiver le 8 février 2022 dans le Sertigtal près de Davos. Photo : Stephan Bader.
Magnifique journée d'hiver le 8 février 2022 dans le Sertigtal près de Davos. Photo : Stephan Bader.

Un mois de février très doux au Sud

La température en février a dépassé la norme 1991-2020 de plus de 2 °C en de nombreux endroits à basse altitude des deux côtés des Alpes. Au Sud des Alpes, il s’agit d’un des mois de février les plus doux depuis le début des mesures. A Lugano, la température mensuelle a atteint 7,2 °C, soit 2,2 °C de plus que la norme 1991-2020. Seul février 2020 s’était montré encore plus doux avec 7,8 °C. Les mois de février 2021, 2007 et 1990 avaient été tout aussi doux. Locarno-Monti a mesuré une température mensuelle de 7,6 °C, soit 2,4 °C au-dessus de la norme 1991-2020. Seuls février 2020 avec 8,3 °C et février 1998 avec 7,9 °C avaient été encore plus doux. Les mois de février 2019 et 1990 avaient été tout aussi doux. Au Sud des Alpes, il s'agit du troisième ou quatrième mois de février consécutif avec des températures élevées.

Affichage aggrandi: Figure 1.
La température en février à Locarno-Monti depuis le début des mesures en 1883. Le point rouge montre février 2022 (7,6 °C). La ligne verte interrompue montre la norme 1991-2020 (5,2 °C), la ligne rouge montre la moyenne glissante sur 20 ans.
Figure 1. La température en février à Locarno-Monti depuis le début des mesures en 1883. Le point rouge montre février 2022 (7,6 °C). La ligne verte interrompue montre la norme 1991-2020 (5,2 °C), la ligne rouge montre la moyenne glissante sur 20 ans.

Au Nord des Alpes, les valeurs mensuelles ont été localement supérieures à la normale de presque 3 °C, comme par exemple à Bâle, Berne, Lucerne et Zurich. A Bâle et à Lucerne, il s’agit d’un des dix mois de février les plus doux depuis le début des mesures il y a plus de 150 ans. En moyenne nationale, le mois de février a dépassé la norme 1991-2020 de 1,8 °C, ce qui le place en 22e position dans la liste des mois de février les plus doux en moyenne nationale depuis le début des mesures en 1864.

Un mois de février agité

Le mois de février a débuté par un courant tempétueux de nord à nord-ouest pendant deux jours. Les 6 et 7 février, le temps a de nouveau été très agité. A partir du 16 février, une dépression sur l'Angleterre, nommée Eunice, a provoqué des conditions tempétueuses, d'abord en montagne, puis les 17 et 18 également à basse altitude. Du 20 au 21 février, une autre dépression tempétueuse, nommée Franklin, qui s'est déplacée de l'Ecosse à la mer Baltique en passant par la mer du Nord, a provoqué des conditions agitées en Suisse.

Au Nord des Alpes, les rafales maximales ont souvent atteint 70 à 90 km/h, voire plus de 100 km/h dans certains cas. Sur les crêtes du Jura et dans les Alpes, des rafales de vent entre 100 et 150 km/h ont souvent été enregistrées. Dans quelques cas isolés, les valeurs ont atteint 160 à 180 km/h.

Foehn du nord tempétueux au Sud

Les deux premières périodes agitées (1er et 2 février et 6/7 février) ont donné lieu à un foehn du nord tempétueux à basse altitude au Sud des Alpes, avec des rafales de 80 à plus de 100 km/h. Le 1er février, avec une pointe à 102 km/h, Lugano a enregistré, la plus forte rafale pour un mois de février depuis le début des mesures continues en 1981.

Les autres jours agités (17/18 et 20/21 février), le temps est resté plus calme à basse altitude au Sud des Alpes avec des rafales de 50 à près de 70 km/h. En revanche, le foehn du nord s'est développé avec force sur les sites de mesures de Simplon-Dorf et Poschiavo, situés à plus haute altitude, avec des rafales entre 80 et 100 km/h.

Affichage aggrandi: Figure 2. Rafales de vent quotidiennes en février 2022 sur les sites de mesures du Jungfraujoch (3571 m), du Chasseral (1594 m), de Zurich-Fluntern (556 m) et de Lugano (273 m).
Figure 2. Rafales de vent quotidiennes en février 2022 sur les sites de mesures du Jungfraujoch (3571 m), du Chasseral (1594 m), de Zurich-Fluntern (556 m) et de Lugano (273 m).

Fortes chutes de neige

Les vents tempétueux ont entraîné trois épisodes de fortes chutes de neige, surtout dans les Alpes orientales. Arosa (1878 m) a reçu 52 cm au total les 1er et 2 février. Du 6 au 7 février, 31 cm sont tombés. Les 21 et 22 février, il a encore neigé 45 cm au total. Avec d'autres chutes de neige moins abondantes, le mois de février a apporté au total 186 cm de neige fraîche à Arosa. La dernière fois qu’il y a eu davantage de neige fraîche en février à Arosa était lors de l'hiver avalancheux de 1999 avec 287 cm. En revanche, sur la plupart des régions de plaine du Nord des Alpes, il n'y a pas eu de neige fraîche mesurable en février.

Le Sud des Alpes a reçu une quantité plus importante de neige fraîche, surtout du 14 au 15 février. Il est tombé 10 à 12 cm de neige en plaine, 20 à 30 cm à plus haute altitude. D'autres chutes de neige, généralement faibles, se sont produites au Sud à plus haute altitude les 1er et 2 février, du 6 au 7 février ainsi que du 21 au 22 février. San Bernardino (1639 m) a enregistré au total 50 cm de neige fraîche en février, Bosco-Gurin (1486 m) 59 cm. 

Des journées douces

Les conditions turbulentes au-dessus de l'Atlantique et de l'Europe ont permis à l'air doux d'arriver en Suisse, surtout les 17 et 18 février. Le 17 février, le foehn du nord a soufflé au Sud des Alpes et la température a grimpé jusqu’à 21,1 °C à Biasca et 19,9 °C à Cevio. Au Nord, Giswil a enregistré un maximum journalier de 17,3 °C.

Le 18 février, la valeur maximale journalière est montée à 19,2 °C à Boltigen dans le Simmental et à 18,2 °C à Genève. Plusieurs sites de mesures au Nord des Alpes ont signalé des températures maximales journalières comprises entre 17 et 18 °C. Au Sud des Alpes, les températures maximales sont restées comprises entre 11 et 13 °C, avec un foehn du nord seulement faible.

Périodes ensoleillées

Sous l'influence d'une haute pression, le temps a généralement été ensoleillé les 4 et 5 février sur toute la Suisse. La période du 8 au 13 février, également sous influence anticyclonique, a été ensoleillée. Régionalement, il y avait encore des nuages le 11 en raison de l'éloignement d'un front froid nocturne. Du 26 au 28 février, le temps a été souvent ensoleillé, et même à partir du 25 février en Suisse romande et au Sud. Dans les Alpes et au Nord des Alpes, le soleil a souvent brillé pendant 100 à 140 heures, soit l’équivalent de 120 à plus de 150 % de la norme 1991-2020. Localement, il s’agit du quatrième à cinquième mois de février le plus ensoleillé des 60 dernières années. A Genève, avec 150 heures d'ensoleillement, il s'agit du sixième mois de février le plus ensoleillé depuis le début des mesures en 1897.

Très ensoleillé au Sud

Le Sud des Alpes a été presque continuellement ensoleillé du 1er au 13 et du 16 au 27. A Locarno-Monti, la somme mensuelle a atteint 200 heures d'ensoleillement, à Lugano presque 200 heures. Locarno-Monti a enregistré le troisième mois de février le plus ensoleillé, Lugano le deuxième depuis le début des mesures homogénéisées il y a plus de 60 ans.

Peu de précipitations au Sud

Les quantités de précipitations ont été excédentaires, surtout le long des Alpes. Les précipitations ont été abondantes dans une grande partie des Alpes orientales. Le Sud des Alpes a de nouveau été peu arrosé. Régionalement, il est tombé moins de 30 % de la norme 1991-2020. Il s’agit du troisième mois consécutif avec des précipitations largement déficitaires au Sud.

Affichage aggrandi: Figure 3. Répartition spatiale de la somme des précipitations en février 2022, représentée en % de la norme 1991‒2020.
Figure 3. Répartition spatiale de la somme des précipitations en février 2022, représentée en % de la norme 1991‒2020.

Période de floraison des noisetiers

Après la pleine floraison des noisetiers au Tessin dès le mois de janvier, leur floraison a souvent été observée dès la fin du mois de janvier au Nord des Alpes. A partir du 8 février, des noisetiers en fleurs ont également été observés au-dessus de 800 mètres. Les noisetiers ont commencé à fleurir dès que la température maximale de la journée a atteint environ 5 à 8 °C. Jusqu'à présent, la floraison des noisetiers a une avance d'environ deux semaines par rapport à la moyenne 1991-2020. Un peu plus de la moitié des observations ont pu être classées comme "très précoces" et "précoces" et un peu moins de la moitié dans la classe "normale". La prochaine plante à être observée dans le réseau d'observation phénologique est le pas-d’âne (ou le tussilage). Dès le 22 février, les premières stations du nord-ouest de la Suisse et du Plateau ont signalé sa floraison, et ce également environ deux semaines plus tôt que la moyenne. Selon la moyenne de la période 1991-2020, la floraison du pas-d’âne commence début mars à basse altitude et seulement vers la mi-avril en montagne.

Affichage aggrandi: Figure 4. Les nivéoles du printemps et les bois-gentils fleurissent souvent dès le mois de février. Ces plantes profitent de la lumière dans les hêtraies qui sont souvent denses pour leur floraison précoce. Le bois-gentil est une source de nectar bienvenue pour les premiers papillons et bourdons. Toutes les parties de la plante sont toutefois fortement toxiques pour l'homme.
Photo : Regula Gehrig.
Figure 4. Les nivéoles du printemps et les bois-gentils fleurissent souvent dès le mois de février. Ces plantes profitent de la lumière dans les hêtraies qui sont souvent denses pour leur floraison précoce. Le bois-gentil est une source de nectar bienvenue pour les premiers papillons et bourdons. Toutes les parties de la plante sont toutefois fortement toxiques pour l'homme. Photo : Regula Gehrig.

Le bulletin définitif de février 2022 sera disponible à partir du 11 mars 2022 dans la rubrique bulletins climatologiques.

Un hiver ensoleillé et doux

La température moyenne de l’hiver 2021/22 sur l'ensemble du pays a été de -0,8 °C, soit 1,1 °C de plus que la norme 1991-2020. Il s'agit du 11e hiver le plus doux sur l'ensemble du pays depuis le début des mesures en 1864. A Locarno-Monti, au Sud des Alpes, la température de cet hiver a atteint 6,3 °C, soit 1,8 °C de plus que la norme 1991-2020. Locarno-Monti a enregistré le deuxième hiver le plus doux, Lugano le troisième le plus doux depuis le début des mesures (en 1883 à Locarno-Monti, en 1864 à Lugano).

Affichage aggrandi: Figure 5. La température en hiver à Locarno-Monti depuis le début des mesures en 1883. Le point rouge montre l’hiver 2021/22 (6,3 °C). La ligne verte interrompue montre la norme 1991-2020 (4,5 °C), la ligne rouge montre la moyenne glissante sur 20 ans.
Figure 5. La température en hiver à Locarno-Monti depuis le début des mesures en 1883. Le point rouge montre l’hiver 2021/22 (6,3 °C). La ligne verte interrompue montre la norme 1991-2020 (4,5 °C), la ligne rouge montre la moyenne glissante sur 20 ans.

Record d’ensoleillement au Sud

Le Sud des Alpes a enregistré régionalement plus de 530 heures d'ensoleillement (moyenne Lugano/Locarno-Monti), ce qui en fait très nettement l'hiver le plus ensoleillé depuis le début des données homogénéisées il y a plus de 60 ans. Le précédent record avec 490 heures d’ensoleillement date de l'hiver 2001/02.

Affichage aggrandi: Figure 6. L’ensoleillement en hiver (décembre à février) avec la moyenne entre Lugano et Locarno-Monti. Hiver 2021/22 : plus de 530 heures d’ensoleillement (échelle à droite). En jaune, ensoleillement excédentaire; en gris, ensoleillement déficitaire (échelle à gauche).
Figure 6. L’ensoleillement en hiver (décembre à février) avec la moyenne entre Lugano et Locarno-Monti. Hiver 2021/22 : plus de 530 heures d’ensoleillement (échelle à droite). En jaune, ensoleillement excédentaire; en gris, ensoleillement déficitaire (échelle à gauche).

Au Nord des Alpes, l'ensoleillement de cet hiver a atteint localement entre 230 et 300 heures, soit 130 à près de 150 % de la norme 1991-2020. Genève a enregistré 290 heures d'ensoleillement, soit le quatrième hiver le plus ensoleillé depuis le début des mesures en 1897. Berne, avec 298 heures d’ensoleillement, a connu son cinquième hiver le plus ensoleillé depuis le début des mesures en 1887.

Extrêmement peu de précipitations au Sud

Au Sud des Alpes, les trois mois d'hiver ont été secs. A Locarno-Monti, il n'est tombé que 40 mm au total (état au 28.02.2022). Depuis le début des mesures en 1883, seul l'hiver 1980/81 avait connu des précipitations encore plus faibles avec 14,6 mm. La norme hivernale 1991-2020 est de 223 mm à Locarno-Monti. Dans le reste de la Suisse, la somme des précipitations hivernales a souvent atteint entre 90 et 120 % de la norme 1991-2020.

Affichage aggrandi: Figure 7. Répartition des précipitations en hiver 2021/22, représentée en % de la norme 1991-2020.
Figure 7. Répartition des précipitations en hiver 2021/22, représentée en % de la norme 1991-2020.

Au Sud, jamais aussi doux et sec

Depuis le début des relevés systématiques en 1864, l'hiver (de décembre à février) n'a jamais été aussi doux et sec en même temps au Sud des Alpes que cette année. Moyennée sur le Sud des Alpes, l'hiver 2021/22 a dépassé la norme 1991-2020 de 1,7 °C. La somme des précipitations n’a même pas représenté un quart de la norme 1991-2020.

Au Sud, l'hiver 2006/07 a été le plus doux avec plus de 2 °C au-dessus de la norme 1991-2020, mais avec des précipitations légèrement supérieures à la norme 1991-2020. L'hiver 1980/81 a été le moins pluvieux avec seulement 3 % de la norme, mais avec une température inférieure de 1,7 °C à la norme 1991-2020.

Le bulletin définitif de l’hiver 2021/2022 sera disponible à partir du 11 mars 2022 dans la rubrique bulletins climatologiques.

Commentaires (15)

  1. J.-M. Zürcher, 01.03.2022, 17:49

    Bonjour et merci pour vos excellents articles que je lis régulièrement avec grand intérêt.
    Vous parlez souvent de courants d'ouest amenant de la douceur de l'Atlantique en hiver (contribuant aux phases de redoux et aux hivers plus chauds). Ce phénomène était-il absent par le passé lorsque les hivers étaient plus froids ou est-ce que ces courants étaient-ils présents mais eux-mêmes plus froids ?

    1. MétéoSuisse, 02.03.2022, 03:00

      Bonjour, le courant d'ouest est le courant dominant en Suisse. Les hivers froids sont le résultat d'un courant d'ouest faible et donc de situations du nord ou d'est plus fréquentes. Il y a une forte variabilité d'une année à l'autre et même d'une décennie à l'autre dans la fréquence de ces différentes situations. Les situations avec un courant d'est froid ont été plutôt rares les derniers hivers, cela explique en partie les températures élevées. Et avec la hausse de la température moyenne sur le long terme, n'importe quelle situation météorologique qui se produit aujourd'hui engendre des températures plus élevées qu'une situation similaire il y a quelques décennies.

      Pour résumé, dans les passé il y a eu des hivers très froids avec un courant d'ouest absent, et les hivers avec un courant d'ouest étaient doux, mais moins qu'aujourd'hui.

  2. D. R., 01.03.2022, 15:24

    À Genève par contre le mois de février semble plus dans la moyenne des 20-30 dernières années au niveau de la température moyenne...

    1. MétéoSuisse, 01.03.2022, 17:02

      A Genève, en février, la température minimale moyenne a dépassé la norme de 1.3 °C, tandis que la température maximale moyenne l'a dépassée de 2.9 °C.

  3. Casper, 01.03.2022, 13:42

    Je suis surpris des références prises pour cet article, les Alpes du sud semblent se limiter exclusivement à Locarno-Monti et les Alpes du nord à Genève et Berne si on lit tout l’article. Il n’est jamais fait référence aux Grisons, Davos, Zurich, Thun, Interlaken, Zug,St-Moritz, etc … afin de faire une comparaison plus large de l’ensemble des massifs et peut-être un peu moins orientée…
    Bien cordialement

    1. MétéoSuisse, 01.03.2022, 16:55

      Bonjour, ce bilan fait ressortir les faits saillants. Lorsque des régions montrent un bilan plus contrasté, elles n'ont pas été citées. Pour une vision plus complète, le bulletin définitif, disponible à partir du 11 mars inclura davantage de valeurs, ainsi que des cartes de température et d'ensoleillement, indiquant également le rapport à la norme.

    2. Casper, 02.03.2022, 07:58

      Vous me répondez que vous ne relevez que les faits « les plus saillants » dans cet article et ne mentionnez pas les situations « plus contrastées ». Le problème est qu’en ne relevant que les faits les plus saillants, certains lecteurs pourront comprendre que c’est le cas général que vous décrivez et non des cas particuliers. Les extrêmes ont certes un intérêt, mais il convient de préciser que ce n’est pas la situation générale. De la même manière une valeur moyenne sans autre précision comme l’écart type n’aucun intérêt car il est impossible de savoir à quel type de courbe de Gauss elle se rapporte.
      Habitant à 20mn de Genève à 600m d’altitude, l’hiver a été bien plus rigoureux cette année car il a commencé dès le début du mois de novembre avec des températures assez basses et négatives et de bonnes chutes de neige. Depuis des semaines il gèle toutes les nuits y compris ce matin où tous les champs alentours sont tout blancs comme tous les matins. Le soleil fait monter la température diurne, mais début mars cela ne devrait avoir rien d’anormal.
      Bien cordialement

    3. MétéoSuisse, 02.03.2022, 23:14

      Bonjour,
      Cette réponse regroupe les commentaires que vous avez postés le 2 mars.
      A Genève, la température de l’hiver 2021/2022 a dépassé la norme 1991-2020 de 0,8 °C. Pour Genève, cet hiver s’est placé au 16e rang des hivers les plus doux depuis le début des mesures en 1754. Cependant, les 3 hivers précédents avaient été plus doux, ce qui peut biaiser votre perception pour cet hiver. Par ailleurs, selon les données de la station de Longirod (à 900 m d’altitude), ce n’est qu’à partir du 26 novembre qu’il a neigé. Une couche de neige a souvent été présente au cours de cet hiver à 900 m d’altitude. En fait, même à 600 mètres d’altitude au pied du Jura, il est courant d’avoir de la neige au sol en hiver. C’est plutôt l’absence de neige au sol ces derniers hivers qui étaient une anomalie.

  4. je me marre en fan la mâle, 01.03.2022, 11:20

    Bonjour, oui cet hiver à été incroyablement douce, sur plusieurs semaines, ici a 900 mètres, plus de neige, les prés sont verts. On sait plus ou moins ce qui provoque cela mais chut....

  5. Fabien DeFabiani, 01.03.2022, 08:42

    Bonjour, très intéressant de voir les contrastes et de remarquer que La région du Simplon que vous n’avez pas mentionné a aussi été touché par cet hiver exceptionnellement doux et et sec au Sud des Alpes.
    Comme vous le relevez très bien, c’est vraiment TOUT l’ensemble du Sud des Alpes qui est concerné sans exception!
    Je remarque aussi que le canton du Valais est très contrasté, les raisons dont toujours bien expliquées dans vos blogs.
    Dans la première quinzaine de décembre j’ai été surpris par la quantité de neige tombée en un jour dans La région martigneraine ( le lac d’air froid du Valais commence précisément à Evionnaz une fois franchi le Bois-Noir, alors qu’il pleut à Massongex et qu’à St-Maurice c’est de la neige mouillée qui peut tomber toute la journée). Pouvez-vous me renseigner sur les quantités de neige tombée dans le coude du Rhône ce jour précisément et est-ce un record en un jour? Et pour quelles raisons météorologiques, peut-il y avoir plus de quantité de neige tombée en cm à Martigny en plaine qu’en montagne ( p.ex au col des Planches ou au col de la Forclaz?)..
    Et pourquoi La région du Coude du Rhône qui est très atypique comme micro-climat( différent nettement des relevés d’Evionnaz et de SIon) n’a-t-elle pas de stations météo où l’on pourrait voir des différences marquées par rapport aux 2 stations précitées), je pense à un relevé de température, de vent et d’humidité? Ces instruments ne pourraient-ils pas être intégrés à la station qui mesure les relevés de pluie?
    Merci pour vos réponses.

    1. MétéoSuisse, 01.03.2022, 16:42

      Bonjour, notre station de Martigny ne relève plus la hauteur de neige depuis 2020, date à laquelle la mesure de précipitation est devenue automatique. Au vu des quantités mesurées à Sion le 10 décembre 2021 (15 mm du pluie, 30 cm de neige), on peut imaginer qu'il a pu tomber une quarantaine de cm de neige à Martigny (pour 20 mm de pluie). Il ne s'agit pas d'un record, car on avait par exemple mesuré 40 cm le 10.12.2017.
      Concernant la raison pour laquelle il peut parfois tomber davantage de neige à Martigny qu'au col de la Forclaz : il s'agit certainement de situations de fronts chauds, avec un lac d'air froid dans la vallée du Rhône. L'air chaud parvient probablement quelques minutes, voire quelques heures plus tôt en altitude dans la vallée du Trient, faisant tourner la neige en pluie avant que ce phénomène touche la région de Martigny.
      Enfin, il n'est pas possible pour des raisons financières d'installer des stations de mesures dans toutes les régions de Suisse présentant un micro-climat. Le canton du Valais peut au cas par cas décider de compléter notre réseau par des stations cantonales.

  6. Vouardoux Jacques, 01.03.2022, 06:45

    Bonjour
    Vous parlez très souvent du sud et du nord. Mais qu'en est t'il du canton du valais.
    Merci pour vos présentations qui sont toujours très intéressantes.
    Jacques de Grimentz

    1. MétéoSuisse, 01.03.2022, 16:15

      Bonjour, en Valais, le bilan est plus contrasté et mériterait un blog spécifique, que nous essaierons de rédiger ces prochains jours.

  7. Claude Guignard, 28.02.2022, 19:35

    Pour de nombreux éléments les valeurs s'approchent souvent des maxima relevés mais les dépassent rarement. C'est donc toute une série de données qui finalement contribuent à donner à l'hiver 2021-2022 un caractère globalement peu hivernal. Le sud des Alpes se distingue particulièrement mais le nord des Alpes n'a lui non plus pas atteint la rigueur d'un hiver tel que nous les connaissions plus souvent autrefois. En ce qui concerne les précipitations, elles n'ont dans certains cas, et notamment la région genevoise, atteint une valeur à peu près normale que grâce au mois de décembre car les deux mois suivants n'ont enregistré que des quantités bien trop faibles.

    1. Casper, 02.03.2022, 08:06

      Vous oubliez que dans la région Genevoise l’hiver a commencé dès le début du mois de novembre et que les températures ont été et restent négatives toutes les nuits. Côté neige, nous n’en avons pas manqué et du fait des températures basses elles est resté pendant plus de 5 semaines dans les champs moins exposés au soleil et sur les côtés nord et est des toitures. Je ne qualifierai pas cet hiver de doux simplement car le soleil brille le jour, loin de là.