Vingt ans après – Qu’est ce qui a changé depuis Lothar ?

26 décembre 2019, 20 Commentaire(s)
Thèmes: Portrait

Il y a exactement vingt ans, le 26 décembre 1999, la Suisse était ravagée par une tempête dévastatrice pendant les fêtes de Noël : l'ouragan Lothar. Les plus fortes rafales ont atteint 160 km/h en plaine et on a même mesuré 241 km/h au sommet de la tour de l’Uetliberg, près de Zurich. La tempête a causé de gros dégâts aux forêts ainsi qu’aux bâtiments et a coûté à la Suisse 1,8 milliard de francs au total. Quatorze personnes y ont perdu la vie. Cette tempête centennale a surpris non seulement la population et les autorités, mais aussi les météorologues du service météorologique national. D’une part, les prévisions calculées la veille de l’événement n’indiquaient aucun ouragan. D’autre part, le système d’alerte n’était alors pas encore adapté à de tels événements. Il était principalement centré sur les avis de tempête pour les lacs et les aéroports. Il n’existait encore aucun processus standardisé pour avertir l’ensemble de la Suisse et les météorologues ne disposaient pas de canaux de communication spécifiques permettant d’atteindre rapidement et directement la population.

Comment les alertes ont-elles évolué au cours des dernières décennies ?

Les premiers avis de tempête pour le lac de Zurich ont été envoyés en 1934. Plusieurs lacs ont été ajoutés au cours des années suivantes et en 1945, MétéoSuisse a émis les premiers avis de tempête pour les aéroports. Le premier réseau de mesure du vent pour les lacs a été créé en 1956 et le premier réseau de mesure météorologique entièrement automatique est entré en fonction en 1978. MétéoSuisse était ainsi précurseur dans ce domaine puisque pour la première fois, des mesures météorologiques de 55 stations étaient disponibles en temps réel toutes les dix minutes.

Depuis la fin des années 1970, les météorologues disposent en outre de mesures radar pour l’observation des précipitations en continu et sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, le service de prévisions ne pourrait plus se passer de ces mesures.

Depuis la fin des années 1970, des modélisations mathématiques existaient pour établir les prévisions météorologiques, mais elles étaient alors très rudimentaires par rapport à aujourd’hui. Elles fournissaient aux météorologues, au mieux, des indications sommaires sur l’évolution possible du temps et n’étaient pas encore vraiment utiles pour les alertes d’intempéries. Dans les années 1980 et surtout 1990, les modèles météorologiques sont progressivement devenus plus pertinents et en 1983, la décision a été prise d’émettre les premières alertes de fortes précipitations pour le Tessin. Les premières alertes de fortes chutes de neige, publiées pour l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches SLF, ne sont apparues qu’en 1998, soit une année avant Lothar.

Accélération des progrès technologiques dès le tournant du millénaire

Lorsque Lothar a déferlé sur la Suisse, les avis de tempête pour les lacs existaient déjà depuis 65 ans. Mais on n’avait alors pas du tout atteint le niveau actuel en matière d’alertes d’intempéries. Cela n’était pas dû au manque de compétences des météorologues, mais au fait que plusieurs technologies ne se sont développées qu’au cours des dernières décennies : par exemple les modèles météorologiques numériques réalisés sur un supercalculateur ou l’App qui fournit aujourd’hui des avertissements en mode Push à la population.

Au tournant du millénaire, on disposait cependant des technologies nécessaires pour amorcer l’étape suivante dans le développement du système d’alerte suisse. En 1999, l'ouragan Lothar a donné le coup d’envoi pour un développement important.

En 2000, après Lothar, MétéoSuisse a réalisé une enquête auprès des autorités pour examiner les possibilités et les limites d’alertes d’intempéries. Un an après déjà, MétéoSuisse introduisait un système d’alerte sur tout le territoire, dans lequel la Suisse était divisée en quatorze régions et qui émettait des alertes en cas d’événements extrêmes liés au vent, à la pluie, à la neige, à la pluie verglaçante et aux orages. S’y sont ajoutées, en 2004, les alertes de vagues de chaleur et un an plus tard, on a commencé à publier des alertes d’orage locales (« alertes d’orage flash »).

Unir ses forces pour avertir les autorités et la population

En août 2005, un autre événement extrême – de fortes précipitations cette fois – a causé d’importants dégâts au nord des Alpes et dans quelques régions alpines. Cet événement a également mis en évidence les possibilités d’amélioration du système d’alerte et montré en particulier qu’il serait utile de coordonner les alertes pour les différents dangers naturels. Pour que la population soit informée, avertie et protégée de façon adéquate dans de telles situations de crise, on a instauré les Services spécialisés dangers naturels de la Confédération, qui ont créé le Comité de direction Intervention dangers naturels (LAINAT) ; c’est dans ce cadre qu’il a été convenu d’intensifier la collaboration avec des niveaux d’alertes, des régions et des bulletins communs. Les avis d’intempéries sont actuellement visibles sur différentes plateformes publiques, d’une part sur notre site internet, et depuis 2012 sur l’App de MétéoSuisse, d’autre part sur dangers-naturels.ch.

Affichage aggrandi: Stephan Lindauer (Arth-online.ch) a photographié cette scène spectaculaire de tempête pendant le passage de Lothar à Arth au bord du lac de Zoug.
Stephan Lindauer (Arth-online.ch) a photographié cette scène spectaculaire de tempête pendant le passage de Lothar à Arth au bord du lac de Zoug.

Le développement ne s’arrêtera pas dans les prochaines années

L’automatisation évolue sans cesse. On examine continuellement de nouvelles fonctions ou de nouvelles technologies. Il y a environ trois ans, par exemple, on a introduit, pour des cellules orageuses qui se forment en très peu de temps, des propositions d’alertes automatiques, basées sur des mesures radar et des processus spéciaux d’extrapolation. Ces alertes permettent aux météorologues de réagir plus vite à une situation orageuse qui se modifie rapidement et d’émettre des avis d’orage mieux ciblés et avec un délai de préalerte plus long.

Malgré les améliorations et les nouveaux développements, le système d’avis d’intempéries de MétéoSuisse est arrivé à un point où il devient de plus en plus difficile d’améliorer la performance d’alerte. La philosophie de l’alerte, tout comme les logiciels qui commandent le système, se sont développés de manière organique au fil du temps et leur gestion est devenue toujours plus complexe. En même temps, les attentes par rapport aux alertes d’intempéries vont augmenter à l’avenir, notamment en raison de l’évolution extrêmement rapide des technologies. Cette année, le Conseil fédéral a décidé d’accorder les ressources nécessaires à la rénovation complète du système d’alerte aux intempéries. Cela s’effectue dans le cadre d’OWARNA (Optimisation de l’alerte et de l’alarme en cas de danger naturel), un ensemble de mesures adoptées après les fortes intempéries de 2005. Dans la première phase d’OWARNA, le réseau de mesures au sol et le système de radars météo ont été rénovés et complétés par deux nouveaux radars dans les régions de montagne.

Il y aura inévitablement une nouvelle tempête et MétéoSuisse souhaite continuer à fournir à l’avenir des avis d’intempérie en temps utile et contribuer ainsi à limiter les dégâts, car des alertes précises et en temps opportun peuvent épargner des vies et faire économiser des millions de francs.

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Commentaires (20)

  1. farjon thierry, 08.01.2020, 16:44

    Au sujet de Lothar, la dépression s'est formé au niveau de l'Atlantique au large de la côte ouest de la France. Mais le déplacement et la formation subite de cet ouragan sur le continent, est du au Jet Stream qui s'est abaissé et a gagné en vitesse, catapultant non pas une mais 2 tempêtes successives sur la France, la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche. Je m'en souviens comme si c'était hier; 160 km/ sur la Plaine de Plainpalais a Genève. La pluie était horizontale et les vigiles de Securitas qui surveillaient la scène du millénaire s'étaient attachés aux échafaudages avec leur ceinture de pantalon!

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    1. MétéoSuisse, 10.01.2020, 13:22

      Au cours de cet événement, MétéoSuisse a mesuré une rafale à 104 km/h à l’aéroport de Genève et à 113 km/h à Nyon.

  2. P. Staeger, 29.12.2019, 13:08

    Ces ouragans sont générés par de vents violents, dus à des différences de pressions, de températures certainement énormes.
    S'intéresse-t-on à toutes les causes de ces différences? n'y a-t-il pas moyen de générer un ou des modèles précis au vu de toutes les observations récoltées? Par quoi est influencée la direction de ces ouragans?

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    1. MétéoSuisse, 30.12.2019, 19:54

      Les causes des tempêtes comme Lothar ont souvent été étudiées. Par exemple : https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1256/003590002321042036

      Ce genre d'étude nous permettent de mieux comprendre ces tempêtes et d'améliorer les modèles. C'est notamment grâce à cela que les modèles peuvent aujourd'hui simuler les petites anomalies de pressions qui peuvent se transformer en tempête. Mais il y aura toujours une partie aléatoire dans le développement des tempêtes qui fera qu'il ne sera pas possible de prévoir très longtemps à l'avance leur force et direction exacte. Pour une région petite comme la Suisse, un décalage de 100 km de la dépression peut avoir un impact important.

  3. Anne, 28.12.2019, 21:16

    Le génie humain me fascine toujours. Le climat change et l'homme s'adapte. Bravo à nos météorologues.
    A nous aussi de nous responsabiliser davantage face au changement climatique

    j'ai la nostalgie des saisons bien marquées, des orages qui passent et des soleils qui laissent aussi la place à la pluie. AUjourd'hui, le climat est devenu violent, presque agressif, la nature en colère ?

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  4. Claude Guignard, 27.12.2019, 10:26

    Malgré l'amélioration des moyens de prévision et de communication je ne pense pas qu'actuellement les dégâts causés par une telle tempête pourraient être réduits de manière notable. Les forêts seraient touchées de façon identique et il est difficile de protéger des bâtiments de manière efficace. Au mieux les accidents de personnes directement liés à la tempête pourraient être réduits. Il est très rare cependant que les trajectoires des tempêtes traversent l'Europe centrale et il ne serait pas utile de les prévoir comme on le fait pour les tremblemrnts de terre dans les régions exposées aux risques sismiques..

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  5. Stevens, 27.12.2019, 10:12

    Cet automne, en Méditerranée, se sont succédés plusieurs forts coups de vent. En observant les modèles, on remarque toujours une sous estimation importante entre les vitesses calculées et celles mesurés par les stations d'observation officielles, au point qu'il serait dangereux de se fier uniquement des prévisions pour partir en mer. Vu la fréquence de ce type d'épisodes, et le nombre d'observations, on pourrait s'attendre une meilleure précision des modèles, notamment durant le coup de vent qui peut durer jusqu'à plus de 24h.

    S'agissant des avis de coup de vent émis par les autorités, ceux-ci ne peuvent donc, que se baser sur les observations et non sur la prédiction des modèle. Malgré les progrès technologiques est-il réellement possible aujourd'hui de prévoir à l'avance, 4 à 6 jours, un phénomène comme Lothar?

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    1. MétéoSuisse, 28.12.2019, 19:07

      Il serait possible d'identifier la dépression 4 à 6 jours à l'avance, mais une prévision précise pourrait se faire probablement au mieux 2 jours à l'avance.

  6. Gracien Imhof, 26.12.2019, 23:16

    Bonjour,

    Pourquoi dit-on Ouragan Lothar ? Car il ne ressemble pas forcément à un ouragan comme dans ça construction (en tourbillon)? peut-être est-ce dû à la puissance des vents ?

    merci pour votre réponse.

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    1. MétéoSuisse, 27.12.2019, 02:52

      La vitesse des rafales était équivalente à la force d'un ouragan, mais effectivement il ne s'agissait pas d'un ouragan (cyclone tropical) à proprement paler. L'usage de ce terme vient probablement aussi du fait qu'en allemand le mot Orkan est utilisé et veut dire ouragan ou tempête.

  7. Denis, 26.12.2019, 18:54

    Bonjour, est-ce Lothar où Martin qui nous a touché.
    Merci.

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    1. MétéoSuisse, 27.12.2019, 02:42

      C'est principalement Lothar qui a touché la Suisse. La tempête Martin était située plus au sud.

  8. Michel Karlen, 26.12.2019, 16:13

    On a un peu de peine à imaginer que Lothar ait surpris tout le monde, y compris MeteoSuisse, il y a 20 ans. Avec une tempête aussi surprenante, aujourd’hui, combien de temps à l’avance arriveriez-vous à nous l’annoncer ?

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    1. MétéoSuisse, 27.12.2019, 02:41

      Probablement 4 à 6 jours à l'avance, mais la trajectoire exacte de ce genre de tempête reste difficile à prévoir. Ce n'est donc peut-être seulement 2 jours avant que la prévision serait fiable.

  9. Maurice, 26.12.2019, 14:16

    C'est un détail, mais dans la légende d'une de vos photos vous parlez de "scène dramatique", ce qui au vu de la photo semble être un anglicisme. En effet on ne voit nul drame sur la photo, et en anglais "dramatic" = spectaculaire. Je pense donc que "scène spectaculaire" serait plus adapté. Bonnes fêtes à vous, et merci pour ce blog tjs passionnant.

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    1. MétéoSuisse, 27.12.2019, 02:30

      Merci pour votre suggestion. Il s'agit plutôt d'un germanisme vu que l'article a été traduit de l'allemand.

  10. et pourtant, 26.12.2019, 12:44

    Et pourtant la veille je me souviens bien, j étais en vacances chez mes grands parents a la fouly, dans leurs chalet et Philippe Jeanneret a 20h00 le 25 dec annoncait des vents de sud-ouest entre 80-150km-heures... 150 c est ouragan pour moi, d ailleurs vous le dites si bien 160 en plaines. Pour moi, lors de la dernieres tempete de foehn, c etait presque l'ouragan qu en pensez vous ? 141 km, 160 par ici, finalement au juste Lothar est un ouragan de combien ? 1 ou plus ? A la fouly y avait tres peu de vent mais a Orsiere alors , on voyait les arbres tomber comme des allumettes.. sur montatuay.

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    1. MétéoSuisse, 27.12.2019, 02:57

      Lothar correspond plus ou moins à un ouragan de catégorie 1.

      Les récentes tempêtes de foehn ont été moins puissantes que la tempête Lothar, surtout en montagne.

  11. a la fouly rien, 26.12.2019, 12:05

    J avais 11 ans et je me rappelle bien, a la fouly il y a eu une rafale au dessus, mais rien autrement alors que sur orsieres ou voyait les arbres tomber comment des alumettes sur la colline de montatuay, pourriez vous me dire quel etait la direction du vent principal sur Orsieres durant l'ouragan Lothar ?

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    1. MétéoSuisse, 27.12.2019, 02:28

      Vu l'orientation de la vallée, le vent a d'abord dû souffler du sud, puis du nord au passage du front froid.