Calendrier de l’Avent

24 décembre 2019, 35 Commentaire(s)
Thèmes: Météo

Chères lectrices et chers lecteurs, bienvenue dans le calendrier de l’Avent de MétéoSuisse. Cette année, le thème de notre calendrier est centré sur nos stations de mesure. Nous présenterons chaque jour un lieu de mesure différent : stations de mesure entièrement automatiques, radars météorologiques, etc… accompagnés d’explications techniques ou de curiosité rencontrée par nos collaborateurs.

24.12.2019 – Renouvelé, elargi et complétement automatique 24/24

Affichage aggrandi: Radar météorologique situé au Weissfluhjoch à 2840 m d'altitude, en fonction depuis 2016
Radar météorologique situé au Weissfluhjoch à 2840 m d'altitude, en fonction depuis 2016

L'observation de l'atmosphère et de l'évolution du temps est l'une des tâches principales de MétéoSuisse. Ce sont surtout les précipitations et les orages qui sont importants, car ils peuvent occasionner des crues, de la grêle, des rafales de vent ou des coulées de boue.

Outre les mesures conventionnelles des stations au sol, MétéoSuisse exploite un réseau de radars météorologiques qui compte maintenant 5 installations. Celles-ci recensent les précipitations et les orages sur l’ensemble du territoire national. Ces 5 radars météorologiques fonctionnent automatiquement, fournissent les données en temps réel 24h/24.

MétéoSuisse a rénové son réseau de radars météorologiques avec deux nouvelles installations dans les Alpes. Tous les radars météorologiques sont dotés de la technologie de la double polarisation.

Informations complémantaires:

Le réseau suisse de radars météorologiques

23.12.2019 – Rafales de vent extrêmes par foehn et excellente visibilité capturée par une caméra météorologique

Affichage aggrandi: La station SwissMetNet au sommet du Gütsch (2282 m/m)
La station SwissMetNet au sommet du Gütsch (2282 m/m)

La station du Guetsch au-dessus d'Andermatt se trouve à 2283 m d’altitude. Gütsch est une « station de föhn » typique qui mesure parfois des rafales de vent extrêmes. Le record absolu à cette station date du 17 décembre 1983 avec 226 km/h !

En plus de la station de mesure au sol, une des 35 caméras météorologiques de MétéoSuisse y est installée. Les caméras sont utilisées pour la veille météorologique, en particulier le long des principales routes de vol à vue/VFR. Les angles de vue et l’emplacement des caméras sont spécialement conçus pour l’observation météorologique et donnent un aperçu des crêtes et des cols alpins essentiels pour la circulation aérienne.

Les caméras enregistrent une image panoramique toutes les dix minutes. Au crépuscule, un filtre infrarouge permet d’utiliser de manière optimale le peu de lumière à disposition. Même dans de mauvaises conditions d’éclairage, des images panoramiques de haute qualité peuvent être produites en noir et blanc. MétéoSuisse peut ainsi surveiller et prévoir les conditions de vol plus facilement et sans interruption.

Un renouvellement complet du réseau MétéoSuisse de caméras météo est d'ailleurs prévu s’ici 2023, avec une technologie de pointe et davantage de sites.

Pour davantage d'informations :

Le réseau de caméras météorologiques de MétéoSuisse

22.12.2019 – Absence de précipitations

Affichage aggrandi:

La station MétéoSuisse à Montana (MVE) est une station de mesure au sol automatique. Différents paramètres y sont mesurés comme la température, le vent, l’ensoleillement, la neige, l’humidité, l’indice de foehn, ainsi que les précipitations. En temps normal du moins ! En janvier 2016, nous n’avons soudainement reçu plus aucune donnée de précipitations (même s’il pleuvait ou neigeait). Lors d’un contrôle sur place, nous nous sommes rendu compte que le pluviomètre était recouvert d’un matelas. Ce que les responsables de la piste de ski de fond de Montana considéraient comme une bonne et honorable action de protéger notre équipement (et les skieurs), a bloqué nos mesures de précipitations. Les matelas ont rapidement été retirés et les mesures ont pu reprendre.

21.12.2019 – Une station de mesure extrême

Affichage aggrandi: Après une période de mauvais temps prolongée, les instruments sont souvent recourverts de givre, de neige et de glace.
Après une période de mauvais temps prolongée, les instruments sont souvent recourverts de givre, de neige et de glace.

En tant que plus haut sommet de l’Alpstein et en raison de sa situation exposée, le Säntis offre un spectacle impressionnant. Le sommet du Säntis n’attire pas seulement les randonneurs et les amateurs de beaux paysages, mais également les météorologues qui y observent le temps depuis 1882. La station est connue par les météorologues comme la station de l'extrême. Ce titre vient du fait que la station combine des températures basses, des précipitations importantes et des vents parfois tempétueux. Pour cette raison, des nouveaux instruments du monde entier sont testés sur le Säntis pour leur résistance.

Un chapitre sombre de l’observation météorologique au sommet du Säntis a été écrit en février 1922. Heinrich Haas, le gardien de la station de l’époque, et sa femme Maria Magdalena ont été assassinés au sommet. Gregor Anton Kreuspointner a rapidement été désigné principal suspect. Trois ans plus tôt, il avait également postulé au poste de gardien, mais Heinrich Hass avait été préféré. Au début, Kreuspointner a réussi à s’échapper, mais il s’est suicidé trois semaines plus tard dans une cabane de montagne. Le « meurtre du Säntis » n’a jamais pu être résolu.

Affichage aggrandi: L’observatrice Maria Magdalena Hass en 1921 au sommet du Säntis.
L’observatrice Maria Magdalena Hass en 1921 au sommet du Säntis.

Instruments de mesure recouverts de glace et de neige au Säntis

20.12.2019 – Des mesures communes

Affichage aggrandi: La station partenaire Erstfeld (INNESF) du réseau de mesure de la qualité de l’air au bord de l’autoroute A1.
La station partenaire Erstfeld (INNESF) du réseau de mesure de la qualité de l’air au bord de l’autoroute A1.

MétéoSuisse travaille en étroite collaboration avec les offices cantonaux et d’autres institutions qui exploitent leur propre réseau de mesure. Il en résulte un travail commun avec environ 50 partenaires en Suisse et à l’étranger qui exploitent plus de 2000 stations de mesure pour différents domaines d’application. Ce grand nombre de données permet de combler les lacunes de notre propre réseau et d’augmenter la précision des prévisions et des avertissements.

Les données sont utilisées par nos météorologues pour la prévision et les avertissements, par exemple dans le cas de fortes précipitations ou lors de tempêtes de vent. Certaines de ces données sont également utilisées pour l’assimilation et la vérification des données du modèle COSMO et – si la qualité le permet – également pour l’homogénéisation de nos données ainsi que pour certains produits comme des cartes représentant les données spatialement.

Des informations complémentaires et un aperçu de toutes les stations partenaires de MétéoSuisse (pour lesquelles des données peuvent être obtenues) sont disponibles ici.

Affichage aggrandi: Le réseau de mesures du foehn au bord du lac d'Uri.
Le réseau de mesures du foehn au bord du lac d'Uri.

Il n’a pas été facile de choisir une station parmi les 2000 pour ce calendrier de l’Avent. Nous vous présentons ici la station d’Erstfeld (INNESF) du réseau de mesure de la qualité de l’air des cantons de Suisse centrale (https://in-luft.ch/). Celle-ci est située à environ 5 km au sud de la station MétéoSuisse d’Altdorf (ALT). Dans le cas de situations de foehn où le vent se renforce, les rafales sont en général mesurées d'abord à Erstfeld, et quelques heures plus tard à Altdorf, près du lac d’Uri. MétéoSuisse dispose donc d’un certain délai pour envoyer un avertissement de tempête ponctuel sur le lac d’Uri. La vérification – si le foehn a vraiment atteint le lac – se fait d’ailleurs avec une autre station partenaire : Isleten, une station gérée par des passionnés de planches à voile et située directement sur le lac d’Uri.

https://s.geo.admin.ch/85766cd3d5

19.12.2019 – Froid, plus froid, le plus froid

Affichage aggrandi: Paysage enneigé à La Brévine sous un ciel tout bleu en mars 1990 (source : Cugini / ETH Zürich –licence CC BY-SA 4.0, https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr  - image non travaillée)
Paysage enneigé à La Brévine sous un ciel tout bleu en mars 1990 (source : Cugini / ETH Zürich –licence CC BY-SA 4.0, https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr - image non travaillée)

La température la plus basse jamais enregistrée a été enregistrée à La Brévine (BLR) dans le canton de Neuchâtel. Le 12 janvier 1987, le thermomètre a enregistré une valeur de -41,8 °C !  

Dans la fraîcheur (habituellement) de décembre, beaucoup de nos lectrices et lecteurs rêvent peut-être d'un peu de chaleur. Ici, on trouvera la température la plus élevée jamais mesurée à Grono GR (GRO) en août 2003 avec 41,5 °C.

18.12.2019 – Une station dans la couche limite

Aux stations de mesure SwissMetNet conventionnelles, la température est généralement mesurée à 2 mètres au-dessus du sol. Ce n'est pas le cas sur la tour de télévision Bern-Bantiger(BAN) à quelques kilomètres de Berne. C’est sur cette tour de presque 200 m de haut que les mesures sont prises. Elles se situent dans la couche limite.

Mais que signifie la couche limite ?

C'est le terme utilisé pour décrire la couche qui s'étend du sol jusqu'à une hauteur moyenne de 1000 mètres. La hauteur de la couche dépend de la rugosité du sol, de la stratification verticale de la température et de la vitesse du vent. Une grande partie de l'échange vertical (turbulent) de chaleur (énergie) et de vapeur d'eau entre la surface de la terre et l'atmosphère a lieu dans cette couche limite.
Tout comme les mesures du profil du vent que nous avons présentées le 14 décembre (LINK), les mesures de la couche limite sont également indispensables en météorologie pour les accidents nucléaires. En plus du Bantiger, de telles mesures sont également effectuées en Suisse à St. Chrischona (STC) et au Üetliberg (UEB). Sur les sites des centrales nucléaires, MétéoSuisse mesure également les turbulences, en plus des variables habituelles des stations du réseau SwissMetNet.

17.12.2019 – À l’aide ! Où est ma station de mesures ?

Affichage aggrandi: La station SwissMetNet de Cimetta et sa vue grandiose au printemps
La station SwissMetNet de Cimetta et sa vue grandiose au printemps

La station SwissMetNet de Cimetta (CIM), au-dessus de la commune d'Orselina, est en fait très proche du site de MétéoSuisse de Locarno-Monti, dans le jardin duquel se trouve la station de mesure ayant la température annuelle moyenne la plus élevée du réseau de mesure suisse. En février 2014, Nicola Gobbi, collaborateur de MétéoSuisse, a été très surpris lorsqu'il a cherché la station de mesure. Cette dernière se trouvait sous 2,6 mètres de neige et avait été complètement ensevelie. Une situation exceptionnelle pour une station du Sud des Alpes à seulement 1661 mètres d'altitude. Un long travail de déneigement a été nécessaire afin de dégager les instruments à l’aide d’une pelle, un bon moyen de lutter contre le froid pour notre collègue!

16.12.2019 – Les plus longues mesures d’ozone au monde

Affichage aggrandi: La station automatique d'Arosa(ARO) à Maran. A gauche, la cabane qui abrite les instruments de mesures et sur laquelle est fixée le mât de mesures de l'Office cantonal de la nature et de l'environnement des Grisons.
La station automatique d'Arosa(ARO) à Maran. A gauche, la cabane qui abrite les instruments de mesures et sur laquelle est fixée le mât de mesures de l'Office cantonal de la nature et de l'environnement des Grisons.

Depuis 1921, la couche d'ozone est mesurée à l'Observatoire d'Arosa. Il s'agit de la plus longue série de mesures d'ozone au monde. Pour diverses raisons, il a été décidé d'effectuer la mesure de l'ozone à Davos au World Radiation Center WRC. Afin d'assurer la fiabilité de la plus longue série de mesures au monde, des mesures parallèles sont actuellement effectuées sur les deux sites. D'ici 2021, cependant, tous les instruments de mesure auront été transférés à Davos. La fermeture de l'observatoire d'Arosa ira de pair avec celle de l’actuelle station de mesure au sol d'Arosa. Toutefois, un nouvel emplacement a été trouvé à Maran, juste au-dessus du village d'Arosa. MétéoSuisse a coopéré avec le canton des Grisons pour ce site, qui y effectue également des mesures d'hygiène de l'air.

Les données de mesures actuelles d'Arosa (et d'autres stations de mesures) sont disponibles sur notre site Web,

15.12.2019 – Instruments de mesure pour la Rega et des rafales de vents supposées jusqu’à 300 km/h

Affichage aggrandi: Figure 1 : la station de Möhlin (MOE) avec les deux capteurs supplémentaires pour la météo aéronautique : à gauche le ceilomètre blanc, à droite le capteur «Present Weather» mesure la visibilité avec ses «bras».
Figure 1 : la station de Möhlin (MOE) avec les deux capteurs supplémentaires pour la météo aéronautique : à gauche le ceilomètre blanc, à droite le capteur «Present Weather» mesure la visibilité avec ses «bras».

La station de Möhlin fait partie du réseau automatique de mesure de MétéoSuisse (SwissMetNet). En plus, elle fait partie du réseau de la Rega avec deux capteurs additionnels utilisés pour la prévision aéronautique :

  • Le capteur « Present-Weather » fournit des informations sur la visibilité et le type de précipitations (par exemple, neige ou pluie) à partir d’une combinaison de données de diffusion et de mesure des précipitations.
  • Les ceilomètres sont utilisés pour déterminer la hauteur de la base des nuages (jusqu’à 3 couches de nuages) et la nébulosité. Ces instruments de mesure des nuages, basé sur un laser, sont des dispositifs de télédétection optique actifs qui émettent de puissantes impulsions de lumière laser dans l’atmosphère. Ils capturent ensuite la lumière rétrodiffusée par les gaz et les particules et calculent la hauteur des nuages sur la base du temps du trajet.

MétéoSuisse exploite 33 capteurs de ce type dans toute la Suisse pour la Rega. Ils n’aident pas seulement la Rega à planifier les vols d’hélicoptère en cas de mauvaise visibilité ou alors à MétéoSuisse à estimer la nébulosité, mais sont également utiles en cas d’évènements (rares) comme les concentrations de cendres volcaniques ou de sable du Sahara dans l’atmosphère.  Ces mesures permettent, par exemple, un maintien des opérations aériennes en toute sécurité et à tout moment (voir la page « Les aérosols : les mesures à MétéoSuisse ». À cette fin, MétéoSuisse coordonne le réseau européen de ceilomètre E-PROFILE (un programme d’EUMETNET). Vous pouvez vous-même vous faire une image de l’état de l’atmosphère en Europe en allant sur https://e-profile.eu.

Affichage aggrandi: Figure 2: le réseau européen de ceilomètres E-PROFILE exploité par MétéoSuisse pour EUMETNET : https://e-profile.eu
Figure 2: le réseau européen de ceilomètres E-PROFILE exploité par MétéoSuisse pour EUMETNET : https://e-profile.eu

Pourquoi des rafales de vent de près de 300 km/h ont été mesurée à Möhlin ? Vous trouverez la réponse dans le diaporama ci-dessous.

Du vent engendré par une souris...

14.12.2019 – Qu’est-ce qu’un profileur de vent ?

Affichage aggrandi: Le profileur de vent de MétéoSuisse non loin de la station SwissMetNet à Granges. La clôture autour du bloc d’antenne empêche les échos radar provenant d’objets au sol.
Le profileur de vent de MétéoSuisse non loin de la station SwissMetNet à Granges. La clôture autour du bloc d’antenne empêche les échos radar provenant d’objets au sol.

C’est à proximité de notre station météorologique à Granges que se situe l’un des 3 instruments de MétéoSuisse qui mesure de manière continue le profil vertical de vent. Cet instrument de mesure se nomme profileur de vent. Il établit toutes les 10 minutes un profil de vent qui couvre une hauteur de 150 à 5000 m au-dessus du sol.

Le profil vertical de vent donne des informations sur la direction et la vitesse du vent en fonction de la hauteur et du temps. En parallèle, le profileur de vent fournit également des informations sur la hauteur de la couche limite planétaire et sur l’altitude de la limite pluie-neige.

Les données collectées sont ensuite intégrées dans les modèles numériques de prévision. Elles sont notamment essentielles pour le système d’analyse et de prévision EMER-Met (Emergency-Response Meteorology) pour les accidents nucléaires. Grâce aux trois profileurs de vent de MétéoSuisse et au modèle de prévision, la propagation et le lessivage des substances radioactives pourraient être prévus en cas d’urgence.

Informations complémentaires :

13.12.2019 - Plus stable que vous ne le pensez !

Si vous jetez un coup d’œil au réseau de mesure suisse, vous remarquerez la forte densité des stations de mesure de précipitations en Valais. En raison de sa topographie complexe, le canton s’engage avec MétéoSuisse et l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) pour une amélioration des informations de base sur les évènements de précipitations.

Par conséquent, le canton du Valais a fortement investi dans l’extension du réseau automatique de mesure des précipitations et a mandaté MétéoSuisse pour installer environ 35 stations en Valais.

Ce réseau dense de pluviomètres permet d’améliorer les prévisions de crues. Il convient également de mentionner la construction robuste du pluviomètre, qui a même résisté à une avalanche dans le Baltschiedertal.

Les données de précipitations peuvent être consultées en temps réel sur le site de MétéoSuisse.

Plus stable que vous ne le pensez !

12.12.2019 – Pionniers des mesures météorologiques en Suisse

Affichage aggrandi: Station météorologique de Bâle vue d'oiseau.
Station météorologique de Bâle vue d'oiseau.

Depuis plus de 250 ans, des mesures météorologiques sont effectuées dans la région de Bâle. Il en résulte l’une des plus longues séries de mesures de température de Suisse, qui documente de manière impressionnante les changements depuis 1755 (Changements climatiques)

La station de mesure se situe depuis 1929 à côté de l’observatoire St. Margarethen à Bâle/Binningen. Aujourd’hui, elle mesure  toutes les 10 minutes des paramètres météorologiques comme la température, les précipitations, le vent ou le rayonnement. La station appartient, bien entendu, au réseau automatique (SMN) et également au réseau suisse de mesures climatiques (NBCN). En tant que l’une des 29 stations de référence climatique de Suisse, elle observe et documente depuis longtemps l’évolution de divers paramètres météorologiques dans sa région climatique. Elle fait également partie du réseau climatique régional de base de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) pour l’observation du temps et du climat dans le monde (RBCN). 

MétéoSuisse poursuit aujourd’hui à Bâle ce qui a commencé il y a plus de 250 ans, servant de base à la discussion sur le changement climatique en Suisse.

Information complémentaires :

11.12.2019 – Où est la station de mesure ?

En été, la station SwissMetNet à l’hospice du Grimsel (GRH) est facilement accessible par la route du col. En hiver, cette route étant fermée, cela devient plus difficile. En cas de maintenance de la station, les chemin d’accès devient une véritable aventure :

A la recherche du but.

10.12.2019 – La reine secrète de l’aéroport de Zurich

Affichage aggrandi: Station météorologique de MétéoSuisse à l'aéroport de Zurich.
Station météorologique de MétéoSuisse à l'aéroport de Zurich.

Les avions se suivent les uns après les autres à l’heure de pointe devant la station de mesure de MétéoSuisse de Zurich/Kloten (KLO) sur le tarmac de l’aéroport de Zurich. Afin que les avions puissent décoller ou atterrir, les pilotes doivent toutefois savoir exactement quelles sont les conditions météorologiques sur place. C’est précisément ce qui est mesuré et observé 24 heures sur 24 à la station de mesure automatique au sol et au poste d'observation de l’aéroport de Zurich.

Affichage aggrandi: Poste d'observation de MétéoSuisse à Oberglatt (au nord de l'aéroport de Zurich).
Poste d'observation de MétéoSuisse à Oberglatt (au nord de l'aéroport de Zurich).
Photo : SRF

La vitesse du vent ainsi que la présence éventuelle de brouillard, par exemple, sont des paramètres particulièrement importants pour l’aviation. Les observateurs météo au poste d’observation au nord de l’aéroport évaluent les conditions météorologiques actuelles, comme dans des situations de brouillard. Les mesures par les instruments modernes et l'évaluation faite par les observateurs sont retranscrites dans les METAR.

Affichage aggrandi: Un météorologue dans la salle de prévision de MétéoSuisse à l'aéroport de Zurich. Le contact permanant avec les différents partenaires de l'aéroport fait partie du quotidien du service opérationnel.
Un météorologue dans la salle de prévision de MétéoSuisse à l'aéroport de Zurich. Le contact permanant avec les différents partenaires de l'aéroport fait partie du quotidien du service opérationnel.

Selon la loi, MétéoSuisse a pour mission de fournir des informations météorologiques à tous les usagers de l’espace aérien au-dessus de la Suisse et de les conseiller. Pour remplir ce mandat, les données mesurées sont interprétées afin de produire des prévisions météorologiques locales précises. Outre les compagnies aériennes, les exploitants d’aérodromes, Skyguide et les entreprises d’assistance au sol font parties des principaux clients de MétéoSuisse dans le domaine de la météorologie aéronautique.

09.12.2019 – La plus ancienne station et actuellement la plus moderne

Affichage aggrandi: Station de mesures de Genève Aéroport et poste d'observation
Station de mesures de Genève Aéroport et poste d'observation

Des données de mesure existent depuis 1753 pour la station de Genève (GVE), ce qui en fait la station la plus ancienne du réseau de mesure de MétéoSuisse. À l’époque, la station se trouvait encore à l’observatoire au centre ville.

Depuis 1950, la station de mesure officielle de Genève se trouve à l’aéroport de Genève, juste à côté du poste d’observation de MétéoSuisse. À l’instar de la station de Zurich/Kloten (KLO), la station de Genève/Cointrin (GVE) fournit les observations météorologiques de base permettant une exploitation sûre de l’aéroport. Parallèlement aux instruments de mesure « normaux », une campagne de mesure d’une année avec les instruments de télédétection les plus modernes a débuté en septembre 2019. Une campagne de mesure similaire a été effectuée en 2018 à l’aéroport de Zurich/Kloten permettant d’y acquérir une expérience précieuse.

Les différents dispositifs sont illustrés à la figure 1. Ils sont utilisés pour mesurer la hauteur des nuages, la couverture nuageuse, le vent et les températures à différentes altitudes en temps réel. Ces mesures sont importantes pour l’aviation, par exemple pour déterminer la différence de vitesse du vent en fonction de l’altitude.

Il peut n'y avoir aucun vent au sol et un vent fort à haute altitude et vice versa. De telles informations sont essentielles pour un décollage ou un atterrissage en toute sécurité. La campagne de mesure sert également à générer automatiquement les METAR (Meteorological Aerodrome Reports) automatiques à l’aide d’appareils plus modernes. Jusqu’à présent, il y a encore beaucoup de « travail manuel » derrière les METARs.

08.12.2019 – Radiosondage automatique avec la plus moderne des technologies

Affichage aggrandi: À gauche, l’installation pour l’envoi automatique des ballons sondes. À droite, le hangar où sont gonflés les ballons pour les radiosondages spécifiques.
À gauche, l’installation pour l’envoi automatique des ballons sondes. À droite, le hangar où sont gonflés les ballons pour les radiosondages spécifiques.

Depuis 70 ans, MétéoSuisse mesure l’atmosphère à Payerne (PAY) de manière précise à l’aide de radiosondes. Ces mesures constituent une base importante pour les prévisions météorologiques et les analyses climatiques. Elles permettent, par exemple, de déterminer les conditions météorologiques instables. Une partie de ces radiosondages a été automatisée en 2018. Cette vidéo montre comment fonctionnent les mesures automatiques.

La station aérologique de Payerne, fondée en 1942, n’a pas seulement une longue tradition de mesures de l’atmosphère, mais a également été équipée d’instruments de mesure les plus modernes au cours des dernières années. Des instruments de télédétection au sol complètent le radiosondage et établissent un profil vertical de température et d’humidité jusqu’à haute altitude. C’est avec un instrument nommé Raman-LIDAR que de tels profils sont mesurés. En parallèle, des ceilomètres (des LIDARs à réémission élastique) sont utilisés pour mesurer la base des nuages et fournir un profil vertical des concentrations d’aérosols. La station de Payerne (PAY) fait partie du réseau de référence mondial de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) pour les mesure aérologiques (GRUAN, GCOS Reference Upper Air Network).

Station aérologique de Payerne

07.12.2019 - Mesure manuelle des précipitations depuis 1884

Affichage aggrandi: Visite à l'observateur de la station de Braggio dans le val Calanca. Silvano Bacchini est observateur pour la station de mesure manuelle des précipitations de MétéoSuisse depuis 1970.
Visite à l'observateur de la station de Braggio dans le val Calanca. Silvano Bacchini est observateur pour la station de mesure manuelle des précipitations de MétéoSuisse depuis 1970.

Parmi les différents pluviomètres de MétéoSuisse, celui de Braggio est celui dont l’accès est le plus inhabituel. Bien qu’il soit situé à proximité d’une zone habitée, il n’est accessible que par un téléphérique ou par des chemins forestiers et muletiers. De toute façon, le village lui-même n’est desservi par aucune route. Situé à 1323 m d’altitude, sur une terrasse ensoleillée de la vallée de la Calanca, le village était autrefois connu pour sa production de kirsch. Il y avait environ 250 cerisiers sauvages qui ont donné la matière première pour ce distillat apprécié. MétéoSuisse mesure les précipitations à Braggio depuis 1884, grâce à la collaboration d’observateurs passionnés et fidèles. L’observateur actuel, M. Silvano Bacchini, sur la photo, célébrera l’année prochaine le 50ème anniversaire de ses mesures. Il a commencé sa collaboration avec MétéoSuisse en 1970. Ses prédécesseurs ont également travaillé de nombreuses années, entre 20 et 40 ans.

En 1817, à l’initiative de Marc-August Pictet, alors directeur de l’Observatoire de Genève, des mesures météorologiques sont effectuées à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard. Il avait remarqué que pour comprendre les différents processus dans l’atmosphère, il était également nécessaire de prendre des mesures à partir des couches supérieures de l’atmosphère. Les conditions extrêmes sur le site de mesure ont été un défi dès le départ. Les appareils de mesure de la température, de l’humidité et des précipitations devaient être installés devant les étages supérieurs de l’hospice afin qu’ils puissent être atteints même dans plusieurs mètres de neige et être lus plusieurs fois par jour. Les appareils doivent également pouvoir résister aux tempêtes les plus extrêmes. Lors de la tempête « Viviane » du 27 février 1990, la rafale la plus forte jamais mesurée en Suisse a été enregistrée à 268 km/h au Grand-Saint-Bernard.

Affichage aggrandi: Température moyenne annuelle au Col du Grand-Saint-Bernard de 1818 à 2016. La courbe rouge indique moyenne glissante sur 20 ans.
Température moyenne annuelle au Col du Grand-Saint-Bernard de 1818 à 2016. La courbe rouge indique moyenne glissante sur 20 ans.
MétéoSuisse

Les 200 ans de la station de mesure du col du Grand-Saint-Bernard (GSB)  ont été célébrés en 2017. Elle est par la même occasion devenue la première Centennial Observing Station de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Par ce label, l’OMM souhaite souligner l’importance des stations de mesure anciennes et importantes qui existent depuis au moins 100 ans et soutenir leur sauvegarde durable. La deuxième Centennial Observing Station de Suisse est celle du Säntis, qui est également présentée dans ce calendrier de l’Avent

05.12.2019 – Nous mesurons également la météo dans le Parc National Suisse

Un peu en contrebas du col de l'Ofen (Ofenpass en allemand, pass dal Fuorn en romanche), située dans le parc national suisse, notre station météorologique de Buffalora, placée directement sur la route du col, est difficile à manquer.

Les températures les plus basses de Suisse y sont régulièrement mesurées. La raison en est la forme du terrain autour de la station : l'Alp Buffalora forme une vaste arène où les deux ruisseaux de montagne Aua da Murtaröl et Ova dal Fuorn, qui se jettent ensuite dans l'Inn, fusionnent. Juste en dessous de la station, la vallée se rétrécit et l'air froid formé localement s'accumule lorsque les conditions météorologiques sont favorables.

Des conditions favorables signifient l’absence de vent et un ciel dégagé. Buffalora profite ici de sa situation au cœur des Alpes, entre la Basse-Engadine et le Val Müstair : protégée par les hautes montagnes, les perturbations n'atteignent généralement Buffalora que sous une forme affaiblie. Les précipitations annuelles moyennes ne sont que de 793 mm, malgré une altitude de près de 2000 mètres. Buffalora est également une des stations les moins ventilées à cette altitude.

Il n'est donc pas surprenant qu'une moyenne de 252 jours de gel (minimum < 0 °C) par an soit enregistrée ici au cours de la période 1981-2010, similaire au nombre enregistré au Weissfluhjoch ou au Piz Martegnas, stations pourtant situées 700 mètres plus haut en altitude.

Mais ce n’est pas ici que la valeur la plus basse jamais mesurée dans notre réseau de mesure a été relevée : La Brévine détient ce record avec une valeur de -41,8 °C mesurée le 12.01.1987. Le 06.01.2019, Buffalora n’a mesuré "que" -36,7 °C.

4.12.19 – Le temps en hauteur

Affichage aggrandi: Illustration 1 : la station de mesure du Jungfraujoch (JUN) avec le Sphinx. La station de mesure la plus élevée de Suisse.
Illustration 1 : la station de mesure du Jungfraujoch (JUN) avec le Sphinx. La station de mesure la plus élevée de Suisse.

L’attraction touristique la plus appréciée de Suisse est avec ses 3500 m également la plus haute station automatique de Suisse. Des conditions météorologiques extrêmes y sévissent souvent, les instruments sont parfois complétement gelés ou enneigés (voir photo). C’est également l’endroit le plus froid de Suisse, avec -7,2°C il s’agit de la température moyenne annuelle la plus basse mesurée en Suisse. À ne pas confondre avec l’endroit le plus froid de Suisse où la température la plus froide absolue a été mesurée. Vous en apprendrez davantage plus tard dans ce calendrier de l’Avent.

Des conditions météorologiques extrêmes

Sable du Sahara au-dessus de la Suisse – l’observation de l’atmosphère « pure »

La station de recherche de haute altitude du Jungfraujoch (JUN) revêt une importance particulière pour la recherche sur la composition de l’atmosphère en dehors de la couche limite polluée en raison de sa situation. Elle fait par conséquent partie des 31 stations de mesure du réseau mondial de Veille de l’Atmosphère Globale (VAG)  de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Ce réseau de mesure se concentre sur la mesure et la surveillance de l’ozone, du CO2, du rayonnement et des aérosols. MétéoSuisse a également participé au développement d’une nouvelle méthode opérationnelle pour détecter l’apparition de poussière du Sahara à résolution horaire. Cela permettra d’étudier la fréquence des événements sahariens dans les Alpes. Le dernier événement a eu lieu le 12 novembre 2019.

Le Jungfraujoch fait également partie du réseau manuel d’observation et de mesure

Affichage aggrandi: Illustration 4 : le couple Käser (sur la photo) gère la station de mesure du Jungfraujoch en alternance avec le couple Fischer.
Illustration 4 : le couple Käser (sur la photo) gère la station de mesure du Jungfraujoch en alternance avec le couple Fischer.

Le Jungfraujoch fait également partie du réseau manuel d’observation et de mesure. Par alternance, les couples Käser et Fischer doivent sortir pour observer notamment le temps sensible, la couverture nuageuse, les types de nuages, la visibilité et ensuite transmettre ces informations à MétéoSuisse, ceci cinq fois par jour. La télévision Suisse alémanique SRF a suivi le couple Käser dans leur travail. Vous pouvez regarder ce reportage en ligne (en suisse allemand).

03.12.2019 - Station de mesure de pollen Lausanne (PLS)

Affichage aggrandi: Station de mesure de pollen Lausanne
Station de mesure de pollen Lausanne

Avec une vue spectaculaire sur le lac Léman, trône le piège à pollen volumétrique sur un toit à 50 mètres au-dessus des rues de Lausanne. Il fait partie du réseau de mesure de pollen de MétéoSuisse.

Les concentrations de 48 pollens différents sont mesurées sur chacune des 14 stations. Chacune des stations de mesure est équipée d'un capteur volumétrique de type Hirst. Ce capteur aspire dix litres d'air par minute à travers une ouverture de 14 x 2 mm à l'aide d'une pompe. Derrière la fente d'aspiration tourne en 7 jours un cylindre recouvert d'une bande plastique enduite de silicone. Le pollen, de même que les autres particules présentes dans l’air, est projeté sur la bande et y reste collé. Chaque semaine, le cylindre est envoyé au centre d'analyse situé à Payerne. La bande y est découpée et montée en 7 préparations journalières : les pollens sont alors déterminés et comptés sous le microscope et les concentrations par mètre cube d’air calculées. Hormis le pollen, d'autres particules organiques telles que des spores de champignons, ainsi que diverses particules inorganiques comme de la poussière du Sahara ou de la suie, peuvent également être observées sur la lame porte-objet. 

Piège à pollen volumétrique

Automatisation des mesures du pollen

Le réseau de mesure du pollen de MétéoSuisse utilise la norme actuelle qui permet de mettre à disposition les observations de pollen de la semaine précédente tous les mercredis comme décrit ci-dessus. Toutefois, cette norme ne couvre plus les besoins des utilisateurs. C'est pourquoi, à l'avenir, le pollen sera mesuré automatiquement avec une nouvelle technologie laser. Cela ouvre de nouvelles perspectives dans le sens d'une transmission en temps réel et d'une meilleure qualité. La Suisse disposera ainsi d’un outil d'analyse et de pronostic avancé au niveau international dans le domaine des mesures de pollen.

A partir de 2020, la phase de test et le déploiement ultérieur des appareils sélectionnés aura lieu. Afin d'utiliser de manière optimale les nouvelles données en temps réel disponibles, par exemple dans nos prévisions et autres produits, différents produits doivent d'abord être adaptés. Le projet d'automatisation devrait donc être achevé d'ici la fin de 2022.

Réseau de mesure du pollen

 

02.12.2019 - La station la plus au sud de Suisse

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La station de mesure de Stabio (SBO) est la station du réseau de mesure au sol de MétéoSuisse qui est située le plus au sud. Elle se trouve à cet emplacement depuis 1981, date de son automatisation, au sud de Stabio à proximité d’une zone industrielle. MétéoSuisse – à l’inverse du SLF – installe en général ses stations dans des zones habitées et rarement en montagne, ce qui rend la recherche d’emplacements parfois difficile. L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) établi des règles claires sur la manière dont les centres de prévisions nationaux doivent installer les stations de mesures et quelle qualité de mesure doit être atteinte. C’est pourquoi, en règle générale, on recherche des sites ouverts, non aménagés, proches de la nature et qui restent inchangés le plus longtemps possible. Une station de mesure doit établir, au fil des ans, le climat représentatif de l’endroit. Celui-ci ne doit pas être influencé par des changements d’environnement (construction de routes et de bâtiments, croissance des arbres, etc.).

Pour cette raison, un contrôle externe est effectué sur toutes les stations tous les cinq ans. La procédure de certification des stations de mesure publiée à l’OMM sous le nom de « METEO-Cert » est appliquée en Suisse par l’Institut de métrologie pour le compte de MétéoSuisse. La station de Stabio illustre comment de telles inspections contribuent à améliorer la qualité des mesures tout en la maintenant stable au fil des années.

Le graphique ci-dessous montre la durée journalière d’ensoleillement à la station de Stabio entre 2011 et 2019. La ligne rouge illustre l’ensoleillement maximal théoriquement possible à cet emplacement. On peut observer une diminution de l’ensoleillement chaque hiver depuis environ 2012. Une inspection en 2017 a montré que la végétation du champ sur la parcelle voisine n’a cessé de se développer au fil des étés et des buissons ont finalement fait de l’ombre aux instruments.

Une discussion avec le propriétaire en 2018 a conduit à la coupe de cette haie au sud de la station et à la restauration de la prairie d’origine (voir les photos ci-dessous). On peut également voir qu’il y a encore des arbres au nord de la station, ceux-ci ont comme conséquence que l’ensoleillement maximal en été ne peut pas être mesuré (voir le graphique ci-dessus). Ces arbres sont protégés et ne peuvent pas être abattus. La recherche d’un emplacement pour une station de mesure est et reste un défi dans une Suisse densément peuplée !

Liens complémentaires:

01.12.2019 - Une station SwissMetNet d’altitude avec une vue imprenable !

Affichage aggrandi: La station de mesure au sommet du Pilatus avec une vue spectaculaire.
La station de mesure au sommet du Pilatus avec une vue spectaculaire.
MétéoSuisse

Nous débutons cette série par la station du Mont Pilate (PIL)

L’emplacement appartient au réseau automatique suisse, le SwissMetNet. Au cours des dernières années, MétéoSuisse a modernisé et étendu le réseau de mesure au sol. Le réseau SwissMetNet compte actuellement presque 300 stations automatiques : 160 stations météorologiques qui mesurent tous les paramètres météorologiques (température, humidité, pression atmosphérique, rayonnement solaire, quantités de précipitations, direction et vitesse du vent – Plus de détails sur les instruments de mesure sont disponibles sur notre site internet, complétées par 130 stations automatiques de mesure de précipitations. Ces stations fournissent des données toutes les dix minutes sur le temps et le climat en Suisse. Les données sont transmises automatiquement à la banque de données de MétéoSuisse où différents contrôles de qualité sont effectués. Vous pouvez accéder aux données en temps réel sur le site de MétéoSuisse ou via l’application.

Découvrez en plus sur le réseau du futur dans cette vidéo :

Commentaires (35)

  1. Florance Plojoux, 23.12.2019, 08:43

    Merci pour cette mine de renseignements passionnants
    Un calendrier original!

    Une question me turlupine:
    que deviennent les ballons envolés
    de la station météo à Payerne ?

    1. MétéoSuisse, 13.01.2020, 10:07

      Jusqu'à récemment, il était demandé aux personnes qui retrouvaient une sonde de l'envoyer à Payerne où elle était par la suite réutilisée. Les nouvelles sondent utilisées actuellement ne sont pas réutilisées. Il est demandé aux personnes qui les retrouvent de les recycler. Environ 70% des sondes sont retrouvées.

  2. AD, 22.12.2019, 09:49

    Un grand merci pour ce calendrier très instructif. Bonnes fêtes!

  3. Simmen elisabeth, 21.12.2019, 04:58

    Bonjour
    Il y a quelques jours les libellés sous les photos correspondaient.
    Aujourd'hui je lis et je remarque que les libellés sont décalés et ne correspondent plus du tout aux photos. Dommage pour le nouveau venu sur votre blog il ne va rien y comprendre.
    Encore merci pour ce beau calendrier de l'Avent. C'est une excellente idée !
    J'espère que vous le continuerez l'année prochaine.

    1. MétéoSuisse, 23.12.2019, 16:35

      Merci pour votre commentaire. Pouvez-vous nous préciser pour quels jours vous avez vu des décalages ? Je n'ai pas trouvé d'erreurs.

  4. Dario L, 20.12.2019, 19:17

    Bonsoir, pourquoi Glattalp n'est pas considéré comme l'endroit le plus froid alors qu'on y enregistre en situation de lac d'air froid des températures inférieures qu'à La Brévine avec même un record à -52.5°

    Merci d'avance et bonnes fêtes

    1. MétéoSuisse, 22.12.2019, 12:50

      La station de Glattalp appartient aujourd’hui à la société Meteogroup, mais elle ne répond pas totalement aux standards établis par l’Organisation Météorologique Mondiale. Par exemple, le thermomètre est fixé au mur d’un bâtiment, ce qui peut influencer la température. Le record de la Brévine est donc officielle et celui de Glattalp officieux.

      Vous trouverez quelques explications (en allemand) sur cette station ici : https://kaltluftseen.ch/glattalp/

  5. François Estoppey, 18.12.2019, 10:45

    Les pages de votre calendrier de l'Avent sont vraiment très intéressantes et sympathiques !
    Permettez-moi de préciser que la souris qui a provoqué des rafales de vent de 300 km/h est plutôt un mulot plutôt qu'une souris... petite nuance !
    Avec tous mes voeux pour une année 2020 emplies de beaux nuages, de ciels bleus, de beaux flocons aux bons endroits et bons moments.

    F. Estoppey

  6. Anita, 18.12.2019, 08:17

    MERCI, de nous faire découvrir de manière si originale, ceux qui veillent et ces lieux qui parlent de nos cieux
    et nos quotidiens d'humeurs célestes.

  7. Mireille, 14.12.2019, 16:08

    merci pour ce calendrier très intéressant!

  8. Elisabeth, 13.12.2019, 08:52

    Excellente idée ce calendrier de l'Avent ! Merci pour toutes ces informations très intéressantes et précises.
    Belles fêtes à tous.

  9. Olivier Blonay, 12.12.2019, 01:32

    Merci beaucoup pour ce calendrier de l'avant, il est sacrément bonnard :)

  10. Ricardo, 11.12.2019, 20:23

    Pourriez-vous me clarifier votre compréhension du terme "plaine" dans vos bulletins? Ce concept n'est toujours pas évident pour moi.

    Une autre petite question: quelle est la "région de prévision" de la ville de Broc-FR avec son altitude de 718m?

    Merci!

    1. MétéoSuisse, 13.12.2019, 23:36

      La plaine concerne les régions qui se situent au-dessous de 600 mètres environ. Broc se situe à la limite entre le Plateau et les Préalpes. La région d’avertissement est celle de la Basse-Gruyère, juste à la limite avec celle de Jogne – Haute-Gruyère. Si on peut lire dans un bulletin une limite pluie-neige proche de la plaine, la région de Broc pourrait bien être concernée par des chutes de neige.

  11. jojoski, 11.12.2019, 15:12

    bonjour , article très intéressant . j'ai deux questions Pour les pluviomètres exposés dans des endroits élevés et ventés où une bonne partie de la neige n'est pas captée même avec une instrumentation de pointe , procédez vous à des corrections ou seuls les résultats bruts sont- ils retenus ( hors corrections de valeurs aberrantes ) ?
    le Weissfluhjoch dispose d'une double protection de "grand luxe " (DFIR) precipitation gauge" détaillée sur une page de ce site, mais peu généralisable en pratique, pour les autres stations d'altitude y a t'il un dispositif plus simple autour du pluviomètre ou celui ci est -il sans dispositif "anti -vent" comme dans les endroits moins venté ?
    Pour les amateurs intéressés comme moi , 2 documents, parmi beaucoup d'autres d'autres, qui montrent les difficultés que le couple vent+ neige pose depuis toujours.
    https://journals.ametsoc.org/doi/pdf/10.1175/BAMS-D-11-00052.1
    https://www.wmo.int/pages/prog/www/IMOP/publications/IOM-102_SolidPrecip.pdf

    1. MétéoSuisse, 17.12.2019, 17:04

      Pour l'instant, seules les valeurs brutes sont retenues. Dans notre réseau, quelques pluviomètres sont protégés (5-10), mais la grande majorité ne l'est et ne le sera pas. Ce qui est prévu dans le futur, c'est de compléter les stations équipées de pluviomètres seuls, avec des mesures de température et de vent afin d'appliquer une fonction de correction issue d'une vaste campagne de mesures au niveau mondial (projet SPICE).

  12. Rose-Marie Santschi, 08.12.2019, 10:01

    Merci merci pour ce merveilleux calendrier de l’Avent, il me fait découvrir tant de chose que j’ignorais et les commentaires très bien composés et comme les enfants je me réjouis de la découverte du lendemain.
    Bonnes fêtes à tous

  13. Jean-Jacques, 07.12.2019, 19:19

    Bonjour,

    Superbe idée. Bravo la Suisse ! En France, nos stations automatiques sont payantes d'accès (du coup personne ne les consulte, ou si peu). Il y en aurait une à l'Aiguille-du-Midi (3 800 m), dans le massif du Mont-Blanc. Pas au Puy-de-Dôme (1 500 m), pas au Pic-du-Midi-de-Bigorre (3 800 m), pas au Ventoux (1 900 m), pas au Ballon-d'Alsace (1 500 m)...

    Joyeuses Fêtes à tous.

    1. Pascal_fr_39, 10.12.2019, 06:09

      Nous n'avons effectivement pas un réseau comparable à la Suisse en postes climatologiques d'altitude, il n'y en a d'ailleurs aucun sur un sommet du Jura, force est de reconnaître que la montagne n'occupe qu'une toute petite partie de notre territoire. Et puis, les moyens budgétaires dédiés à l'observation météorologique sont peut-être plus élevés en Suisse qu'en France!

    2. Pascal_fr_39, 11.12.2019, 06:14

      Et pour revenir aux postes montagnes en France, il y a une station au ballon d'Alsace, un des sites les plus arrosés du pays (2400 mm annuels), un également au pic du midi (2880m), météo France cite parfois les valeurs de vent extrêmes mesurées là haut, et il existe également des mesures au Ventoux, dont un vent à 320 km/h, si je me souviens bien, en 1967.

  14. Yannick Fournier, 07.12.2019, 12:38

    Bonjour, merci pour votre blog que je lis avec intérêt tout au long de l'année. Sur la page du 6.12 les légendes des photos sont décalées entre les trois photos et la première photo a perdu la sienne. C'est en tout cas le cas sous iOS. Bien à vous et bon week-end !

  15. Pascal_fr_39, 06.12.2019, 17:44

    Dossier très instructif, les stations isolées d'altitude telles le Grand Saint Bernard, Santis, ou près d'ici La Dôle fournissent des données extrêmement précieuses sur l'évolution du climat puisque leur environnement immédiat est resté inchangé au fil du temps. Nous sommes moins fournis en France, mais le pic du Mid, le Mont Aigoual, le Puy de Dôme entre autres doivent avoir un historique conséquent, et les semaphores constituent eux aussi une référence solide sur l'évolution du climat.

    1. Maxime Hervo, 11.12.2019, 14:54

      Les mesures du Puy de Dome ont en effet commencées en 1876, 60 ans après le grand saint bernard. Malheureusement Météo-France a délaissé ces mesures et de nombreuses années de mesures manques, par exemple dans les années 80.

  16. Buchard, 06.12.2019, 16:18

    Mais la station météo de savatan n’est plus en service je pense?

    1. MétéoSuisse, 06.12.2019, 17:31

      Cette station manuelle a auparavant existé, mais elle n’est plus en service depuis au moins 20 ans.

  17. Jeannine, 05.12.2019, 22:31

    Très intéressant, on apprend à nouveau beaucoup! Et très bonne idée d’avoir ponctué ces informations au rythme du calendrier de l’Avent - bien sécularisé par ailleurs vu l’offre abondante du commerce pour les enfants qui jour après jour attendent la surprise du lendemain...
    Entre autres, le nombre de stations météo est-il exactement de 25? Et quelle sera la station choisie pour le dernier rendez-vous? On attend! Merci.

    1. MétéoSuisse, 06.12.2019, 09:24

      Il y a 290 stations, nous pourrions faire un calendrier sur presque une année...

  18. Claude Guignard, 05.12.2019, 14:42

    Ce calendrier de l'Avent est particulierement intéressant. Tant les photos que vos commentaires.

  19. Guigui, 05.12.2019, 14:30

    Un grand merci pour vos informations pertinentes en cette période de fin d’année à l’approche des fêtes de Noel période sacrée pour nos traditions :-)

  20. D. Reinhard, 04.12.2019, 11:07

    Bonjour,
    Merci pour vos contenus si intéressants et instructifs, jour après jour !
    Serait possible de voir quelques images de ce que récoltent vos stations de mesure de pollens, à différentes périodes de l’année ? Ce serait formidable...
    Cordialement,
    D. Reinhard

    1. MétéoSuisse, 05.12.2019, 16:57

      Vous parlez des images de pollen au microscope ? Ou des données de concentration de pollen ?

  21. A, 03.12.2019, 22:37

    Super 👍

  22. Claude Guignard, 01.12.2019, 18:47

    Qui aurait pensé, il y a seulement 20 ans, qu'un tel réseau de stations automatiques serait développé et opérationnel. Vous, sans doute, car vous avez bien dû avoir des projets. Mais surtout le développement extraordinaire du numérique a grandement aidé à la réalisation de ce réseau,dont les relevés sont maintenant à disposition de tous les météorologistes amateurs. Nous les apprécions grandement.

  23. christian béchir, 01.12.2019, 13:29

    Météosuisse a-t-elle une vocation religieuse, et plus spécialement chrétienne ? Personnellement, je trouve qu'un calendrier de l'avent, quel qu'il soit, n'a rien à faire dans un organisme national officiel et laïc...
    Cordialement.
    CB

    1. MétéoSuisse, 05.12.2019, 13:23

      Non, d'ailleurs nous travaillons même le 25 décembre chez MétéoSuisse (qui est un jour férié à la Confédération). La Suisse n'est pas un État laïc même si l'État et la religion sont séparés (cela dépend des cantons). Et vous aurez probablement remarqué que Noël d'une manière générale n'a plus grand chose à voir avec la religion de nos jours.