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De l'échelle locale à l'échelle planétaire

27 novembre 2020, 3 Commentaire(s)
Thèmes: Météo

Depuis plusieurs semaines, nous sommes confrontés à une situation anticyclonique avec de la grisaille en plaine dans un lac d'air froid et du soleil en montagne accompagné d'une douceur marquée... Qu'en est-il de la météo ailleurs dans le monde..? Prenons du recul et consultons les animations satellites pour effectuer un tour d'horizon...

Image satellite composite infrarouge colorée de la planète entière
Image satellite composite infrarouge colorée de la planète entière

Conditions anticycloniques persistentes

Depuis le début du mois de novembre, de fréquentes situations anticycloniques concernent l'Europe de l'Ouest et le secteur alpin en particulier, accompagnées des typiques grisailles sur les régions de plaine et un ensoleillement souvent plus que généreux en montagne. Ces grisailles proches du sol sont parfois mal perçues par les modèles de prévision qui ne bénéficent souvent pas d'une résolution verticale suffisamment fine pour simuler les profils verticaux de température et d'humidité dans tous leurs détails. Un exemple parlant d'aujourd'hui montre la difficulté du modèle COSMO-1E à simuler la couche de grisaille sur le Plateau suisse. En analysant la situation de plus près en comparant le sondage aérologique de Payerne au sondage de prévision du modèle, on remarque que le modèle n'arrive pas à simuler une inversion de température de manière suffisamment précise et simule également une masse d'air trop sèche proche du sol. Ces imprécisions sont suffisantes pour empêcher le brouillard et le stratus de se former dans le modèle.

Prenons du recul et de la hauteur

Notre réalité météorologique de ces dernières semaines et de ce jour sur le territoire suisse n'est bien sûr pas celle des autres à l'échelle du globe. Prenons du recul et de la hauteur et regardons ce qui se passe au niveau météorologique ailleurs dans le monde ce vendredi matin 27.11.2020. Petit tour d'horizon avec une animation satellite composite infrarouge colorée du globe entier ainsi que via des animations satellites centrées sur différents continents. On comprend assez vite la complexité de l'atmosphère terrestre et les efforts herculiens que les modèles numériques de prévision du temnps doivent fournir afin de simuler avec un certain succès l'évolution des masses d'air et des systèmes météorologiques. Cela permet également de se rendre mieux compte des interdépendences entre les systèmes météorologiques à travers le monde et des téléconnexions climatiques qui en découlent.

Commentaires (3)

  1. Claude Guignard, 27.11.2020, 21:12

    Avec la situation anticyclonique actuelle on peut, même sans modèle, sans autre prévoir la formation de stratus et sa difficile dissipation. D'ailleurs les vues satellites montrent bien la situation. Quant au temps qu 'il fait sur Terre, au moins aux latitudes habitables, les vues sont impressionantes mais ne révèlent guère de surprises. A l'echelon mondial les hautes pressions européennes persistantes ne sont qu'un phénomène anecdotique à peine plus que local. Souhaitons toutefois qu'elles décident d'aller pour changer s'établir un peu ailleurs et cessent d'obliger le courant d'ouest à les contourner. A cette saison elles n'apportent rien.

  2. à ne rien comprendre, 27.11.2020, 16:54

    Bonjour, je dois avouer ne plus rien comprendre, hier vous nous annoncez du temps anticyclonique toute la semaine a venir on est d'accord, puis ce matin on voit qu'a partir de mardi on a de neige comment comprendre ?

    1. MétéoSuisse, 02.12.2020, 09:29

      La fiabilité des prévisions baisse au fil des jours. A 5 jours, la fiabilité moyenne est de l’ordre de 60 %. Il ne faut donc pas prendre les prévisions au-delà de 5 jours comme une certitude.
      Lorsqu’il y a des situations de blocage anticycloniques pendant plusieurs semaines, les modèles ont parfois de la peine à modéliser la fin de ce blocage.