Magré un mois de janvier qui se termine de façon plutôt hivernale, la température moyenne mensuelle du mois est la plus élevée jamais enregistrée sur l'ensemble de la Suisse. Ainsi, l'on constate que les températures extrêmes de l'année 2006 se poursuivent en ce début d'année 2007.
Norme et écart calculés sur la base des 12 stations homogénéisées en Suisse
Stations homogénéisées en SuisseAgrandir graphique.gif, 14 KBCes deux dernières années, les températures mensuelles moyennes de janvier ont été plutôt basses, laissant apparaître une illusion de mois de janvier froid. Les températures moyennes se trouvaient légèrement en-dessous de la norme mensuelle, ce qui a permis de faire du patin à glace sur les petits lacs du Plateau qui avaient gelé. D'ailleurs, au cours des années précédentes on pouvait déceler une légère tendance à la baisse des températures moyennes. Malgré cette tendance, le mois de janvier affiche clairement un signal en direction d'une augmentations des températures moyennes depuis les années septante.
Les températures du mois étaient particulièrement élevées dans le nord, le nord-est et le sud de la Suisse. Des records de températures ont été enregistrés par les stations du Plateau (Bâle, Berne, Zürich ou Lugano). En altitude, le réchauffement était un peu moins marqué. Par exemple, au Säntis, à 2500m mètres d'altitude, les températures moyennes de janvier 2007 ne se trouvent qu'en 13ème position dans la liste des records.
Les températures du mois étaient particulièrement élevées dans le nord, le nord-est et le sud de la Suisse. Des records de températures ont été enregistrés par les stations du Plateau (Bâle, Berne, Zürich ou Lugano). En altitude, le réchauffement était un peu moins marqué. Par exemple, au Säntis, à 2500m mètres d'altitude, les températures moyennes de janvier 2007 ne se trouvent qu'en 13ème position dans la liste des records.
Mais d'oú vient la chaleur ?
Les situations typiques qui conduisent à des mois de janvier chauds sont des situations d'ouest et de sud-ouest, comme ce fut le cas en janvier 2007. Dès le début de l'année, des vents forts à tempétueux ont apporté de l'air atlantique subtropical chaud en direction de l'Europe. La tempête Kyrill des 18 et 19 janvier 2007 a particulièrement contribué à cet apport d'air chaud sur le nord et le nord-est de la Suisse où l'on a enregistré des températures journalières moyennes similaires à celles que l'on a généralement à fin avril ou au début mai. Dans le sud de la Suisse, cette même tempête provoqua un fort foehn du nord et fit grimper les températures jusqu'à des valeurs printannières de 23 ou 24 degrés.
Tempête d'ouest
Tempête d'ouest
Neige tardive - Rhume des foins précoce
Les températures élevées qui ont régné cet hiver jusqu'à des altitudes importantes ont conduit à un cruel manque de neige. Sur le Plateau, les premières chutes de neige notables se sont produites inhabituellement tard. A Genève, dans la nuit du 23 au 24 janvier, il est tombé 15 cm de neige, 20 à 30 le long du Jura ou des Voirons. A Zurich, depuis 1931, il n'y eut que deux années avec une neige aussi tardive: le 30 janvier 1988 et le 12 février 1990.
Après un mois de décembre chaud, les premiers pollens de noisetiers ont été décelés durant la première semaine de janvier. A partir du 14, plusieurs jours ont même montré une forte concentration. La floraison 2007 du noisetier est l'une des huit plus précoces jamais enregistrées. Des floraisons plus précoces ont été mesurées en 1994 et 2003, et pareillement tôt en 1993, 1998 et 1999. En revanche, ce qui distingue ce mois de janvier 2007, ce sont les importantes quantités de pollen et le nombre de jours consécutifs, de 5 à 12, pendant lesquels la charge pollinique est restée modérée à forte. Des séquences aussi longues à cette période de l'année sont inhabituelles. Les personnes allergiques aux noisetiers ont déjà dû compter avec un rhume d'origine allergique, en plus des éventuels rhumes consécutifs à un refroidissement.
Après un mois de décembre chaud, les premiers pollens de noisetiers ont été décelés durant la première semaine de janvier. A partir du 14, plusieurs jours ont même montré une forte concentration. La floraison 2007 du noisetier est l'une des huit plus précoces jamais enregistrées. Des floraisons plus précoces ont été mesurées en 1994 et 2003, et pareillement tôt en 1993, 1998 et 1999. En revanche, ce qui distingue ce mois de janvier 2007, ce sont les importantes quantités de pollen et le nombre de jours consécutifs, de 5 à 12, pendant lesquels la charge pollinique est restée modérée à forte. Des séquences aussi longues à cette période de l'année sont inhabituelles. Les personnes allergiques aux noisetiers ont déjà dû compter avec un rhume d'origine allergique, en plus des éventuels rhumes consécutifs à un refroidissement.

