"Dust Devil" observé le 22 avril 2007
Le dimanche 22 avril 2007 vers 14h fut observé durant une dizaine de minutes, un nuage de poussière, tourbillonnant, d’une certaine hauteur au-dessus de la région de Bulle. Ce phénomène qui a été photographié par Monsieur Stevan Stevic avec son téléphone portable s'appelle un "dust devil" ("diable de poussière" en français), phénomène relativement fréquent dans les régions semi-arides, moins fréquent en Suisse.
"Diable de poussière" le 22 avril 2007 vers 14h en région de Bulle (Photo : Stevan Stevic)
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Quelques explications sur les "diables de poussière"
Il s'agit d'une colonne tourbillonnante pouvant atteindre parfois une hauteur de quelques centaines de mètres. Les "dust devils" se rencontrent le plus souvent dans les endroits désertique ou semi-désertique tels que sur les Hautes Plaines des Etats-Unis (Ouest du Texas, Nouveau Mexique, Est du Colorado, péninsule Ibérique). Ils se forment par beau temps (en opposition avec les tornades) lorsqu'il se produit un réchauffement du sol important sur une terre suffisamment sèche pour permettre aux grains de terre ou de sable de s'envoler au contact du tourbillon. On les observe le plus souvent entre 11h et 15h lorsque le rayonnement solaire est le plus intense et que les vents environnants sont faibles. Leur saison de prédilection est le printemps car à cette période de l'année le sol réchauffé durant la journée est surplombé par de l'air encore relativement froid en altitude. Ceci procure à la masse d'air une certaine instabilité qui favorise l'amorçage du tourbillon et de son aspiration vers le haut. Les vents tourbillonnants qui les animent dépassent rarement les 100 km/h, bien que certains soient plus imposants que d'autres. Il est même commun de voir des gens se jeter au milieu de ces tourbillons pour subir leurs turbulences. Leur diamètre varie entre 1 à 30 mètres, les plus gros pouvant atteindre 100m, ce qui est tout de même assez rare.
Pas si rare que ça...
Les dust-devils se produisent régulièrement en Suisse, bien qu'une statistique de leur fréquence n'existe pas au vu de leur nature très éphémère. Le fait que nous avons vécu une période de sécheresse durant le mois d’avril a sans doute favorisé une apparition plus marquée que d’habitude de ce phénomène...