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Trombe au large de Riex sur le Grand-Lac le 3 août 2006 vers 13h30 (photo prise depuis Grandvaux par Hervé Parisod) trombegrandlac1.JPG, 45 KB |
Trombe au large du Chateau de Chillon sur le Haut-Lac le 3 août 2006 vers 15h35 (photo prise près de Veytaux par Jennifer Muller) trombehautlac1.jpg, 16 KB |
Trombe au large de Riex vers 13h30 le 3 août 2006 (photo prise par Nicolas Gascard) trombegrandlacng1.jpg, 54 KB |
Des conditions atmosphériques bien particulières favorisent la formation de trombes. En Suisse, elles se forment le plus souvent en été lorsque de l'air polaire maritime vient se positionner au-dessus des Alpes. Elles durent le plus souvent entre 2 et 20 minutes et se déplacent à une vitesse entre 15 et 25 km/h.
Voici les ingrédients principaux le plus souvent nécessaire:
1. Une eau de surface relativement chaude (souvent supérieure à 20 °C)
2. Une masse d'air relativement froide au-dessus du plan d'eau (températures à 1500m ~ 5-10 °C, à 3000m ~ 0 °C)
3. Des vents (cisaillement) en altitude et dans les basses couches relativement faibles.
4. Une masse d'air humide avec des bases de cumulus relativement basses de l'ordre de 700-1000m d'altitude.
5. Beaucoup d'instabilité dans la portion inférieure de la masse d'air (entre le sol et 3000m)
6. La présence d'un tourbillonnement horizontal ou vertical préalable.
Modèle conceptuel illustrant la formation d'une trombe le long d'une ligne de convergence (Wakimoto and Wilson, 1989)
Visuellement semblable aux tornades, les trombes sont néanmoins des phénomènes bien distincts. Le plus souvent, il ne s'agit donc pas d'une tornade évoluant sur l'eau, car les conditions atmosphériques qui les génèrent ne sont le plus souvent pas les mêmes.
Il existe deux types de trombes: les trombes traditionnelles (fair-weather waterspouts) telles que celles observées le 3 août 2006 et le 5 juillet 2005 et les trombes tornadiques (tornadic waterspouts) telle que celle observée au large sur le Haut-Lac le 18 juillet 2005 associé à l'orage de grêle. Ces dernières sont réelement des tornades évoluant sur un plan d'eau et sont associées à de puissants orages que l'on surnomme des supercellules. Elles ne se dissipent pas au contact avec la terre ferme, sont souvent plus larges et sont nettement plus dangereuses. Heureusement, elles sont beaucoup plus rares.
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Trombe "traditionnelle" au large du Bouveret le 5 juillet 2005 vers 09h15 (photo prise par Geoffrey Kyle) Trombe5juillet2005a.JPG, 52 KB |
Trombe tornadique au loin au large de St. Gingolphe le 18 juillet 2005 lors du passage de l'orage supercellulaire grêligène. Trombetornadique2.jpg, 29 KB |
Bien qu'il soit possible de reconnaître des régimes météorologiques susceptible de favoriser le développement de trombes, il est cependant beaucoup plus difficile à très court terme d'affirmer qu'une va réelement se former. Ceci dépend beaucoup plus de facteurs locaux tels que l'orientation exacte des fronts de brises et de la topographie environnante.
Toutefois, la plupart des prévisionnistes de nos jours ont à disposition des radars Doppler qui peuvent, pour autant qu'ils soient correctement configurés, les aider quelque peu dans cette délicate tâche. Les radars Doppler sont capables entre autre de détecter si les zones de précipitations se dirigent vers le radar ou s'y éloignent. De telle sorte, il est possible de détecter des signatures de rotation dans les nuages qui peuvent précéder la formation de tornades ou de trombes. Cependant, cette méthode est de loin pas infaillible et peut, dans le meilleur des cas, alerter le prévisionniste que quelque chose "pourrait" se former. Souvent ce qui est visible sur l'écran radar n'est pas la rotation de la tornade/trombe elle même, mais plutôt une rotation plus large et diffuse au-dessus dans le nuage lui-même.
Sur l'image de la vélocité radiale du radar Doppler de la Dôle ci-dessous, les zones en vert répresentent des régions où les précipitations s'approchent du radar et les zones en jaune délimitent les régions où les précipitations s'éloignent du radar. Les quelques pixels en vert au large de Riex juxstant une zone plus large en jaune semble insinuer une légère rotation en altitude au-dessus du lac.
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Image radar de la zone d'averses localement orageuse responsable de la trombe sur la région du Grand-Lac le 3 août 2006 autour de 13h20 snapshotradar1320.jpg, 39 KB |
Image du radar Doppler de la Dôle de la vitesse radiale à 13h27 le 3 août 2006. Une faible rotation cyclonique des vents en altitude (~1500m) est visible au large de Riex. U1D0621511277G.gif, 23 KB |








