Septembre 2009 fut plus chaud, plus sec et plus ensoleillé que la norme 1961-1990.
Le temps au cours du mois de septembre
Le mois débuta sous la chaleur. A l'avant d'une perturbation atlantique, un courant de sud-ouest dirigea de l'air très chaud vers les Alpes avec une tendance au foehn dans les vallées alpines. Les températures les plus élevées furent relevées sur le Nord, l'Est de la Suisse et en Valais central avec des valeurs comprises entre 30 et 32 degrés. La température la plus élevée du mois fut enregistrée le 1er septembre à Coire avec une valeur de 32.3 degrés. De telles températures en septembre sont plutôt rares. Au cours de ces 48 dernières années, des valeurs aussi élevées ne furent enregistrées qu'à 2 reprises : en 1987 et en 1975. A Zurich où la température grimpa jusqu'à 30.7 degrés, il faut remonter jusqu'en 1949 pour retrouver une journée tropicale (température supérieure ou égale à 30 degrés). A l'Ouest et au Sud, les températures grimpèrent jusqu'à 27-30 degrés, mais les nuages affluèrent déjà dans l'après-midi, arrêtant la progression des thermomètres.
Du 2 ou 4 septembre, l'essentiel des précipitations du mois tombèrent. Plusieurs perturbations atlantiques défilèrent, entraînant de l'air maritime progressivement plus frais. La neige s'abaissa jusque vers 2000 mètres. Le 5, les températures maximales étaient comprises entre 16 et 19 degrés au Nord mais le sous le soleil retrouvé. L'amélioration fut plus rapide au Sud des Alpes et sous l'influence du vent du nord, les températures gardèrent des valeurs estivales proches de 26 degrés.
Le soleil brilla généreusement jusqu'au 10 septembre grâce à un anticyclone centré sur l'Europe centrale. Les températures gagnèrent quelques degrés, généralement comprises entre 20 et 25 degrés.
Du 11 au 20 septembre, un anticyclone fut souvent présent sur les îles Britanniques, tandis qu'une dépression d'altitude affecta la Méditerranée, provoquant localement des intempéries sur une partie de l'Italie, le Sud de la France, l'Europe du Sud-Est et la Tunisie. La région alpine fut marginalement touchée par ces remontées humides, notamment le Sud des Alpes du 14 au 16 septembre où les précipitations furent copieuses. En revanche, le Nord des Alpes se trouva sous un air continental frais véhiculé par la bise avec une couche de stratus souvent présente. Ce fut une période plus grise avec parfois quelques précipitations, notamment du 18 au 20 septembre. Une zone orageuse active concerna même l'ouest du bassin lémanique en début de matinée du 19 septembre. Avec toute cette nébulosité, le soleil fut discret sur le Plateau : entre 20 et 40 heures. A Lucerne, le soleil ne brilla que pendant 11 heures en 10 jours. Au Napf, il ne brilla que pendant 8 heures.
La troisième décade du mois fut anticyclonique. Le temps fut généralement ensoleillé après dissipation des nuages bas matinaux souvent présents sur le Plateau. Les températures maximales furent comprises entre 20 et 24 degrés, ce qui devient très doux pour une fin septembre. Du 25 au 27 septembre, de l'air un peu plus froid en altitude rendit l'atmosphère plus instable, si bien que des averses isolées affectèrent les Alpes, les Grisons et le Tessin.
Septième mois consécutifs plus chaud que la norme
Depuis le mois de mars, les températures affichèrent des écarts positifs à la norme de référence 1961-1990. En septembre, cet écart fut également significatif, généralement compris entre 1 et 2 degrés. A Coire, l'excédent thermique atteignit même 2.6 degrés. En montagne, l'excédent thermique fut un peu moins important, plutôt compris entre 1 et 1.5 degré, alors qu'en plaine, il fut plutôt compris entre 1.5 et 2 degrés.
Un mois sec
Les précipitations furent globalement déficitaires, souvent inférieures à 70% de la norme. Le déficit fut particulièrement marqué sur le Bas-Valais, le Nord du Tessin et dans les Grisons avec moins de la moitié de ce qui devrait tomber. Seul le Mendrisiotto (région de Chiasso) connut des précipitations excédentaires.
Répartition des anomalies de précipitations pour septembre 2009
Un bon ensoleillement
L'ensoleillement fut globalement excédentaire avec des taux compris entre 105 et 125% de la norme, les écarts les plus importants étant relevés au Tessin, en Valais, le long des versants nord des Alpes, ainsi que sur le Centre et le Nord des Grisons. Un léger déficit fut tout de même enregistré sur la région genevoise, sur les crêtes du Jura, sur les Préalpes centrales et le Sud des Grisons. L'ensoleillement maximal fut enregistré à Viège avec 242.3 heures (115% de la norme).
