Surveillance des aérosols

Les aérosols, également appelés particules fines ou PM (de l'anglais particulate matter), ont une influence sur la formation des nuages et jouent un rôle important dans la recherche sur le climat. L'incidence effective des aérosols sur le réchauffement climatique n'est pas encore complètement connue. Des études montrent que la charge en aérosols a baissé en Amérique du Nord au cours des 10 à 15 dernières années, tandis qu'elle est restée constante en Europe.

Les aérosols sont des particules solides ou liquides en suspension dans l'air d'un diamètre compris entre quelques nanomètres et quelques centaines de micromètres. Ce sont par exemple les suies, les poussières minérales, les cristaux de sel ou le sulfate d'ammonium. Ils peuvent influencer l'atmosphère par un effet direct et un effet indirect.

  • L'effet direct est dû à la diffusion et à l'absorption du rayonnement solaire par les aérosols, ce qui modifie le bilan radiatif du système terre-atmosphère.
  • L'effet indirect se réfère aux modifications par les aérosols des priorités microphysiques (et donc radiatives) des nuages, de leur étendue et de leur durée de vie.

Des incertitudes persistent sur l'incidence effective des aérosols sur le forçage radiatif. Jusqu'à présent, il n'a pas été possible de comprendre ou d'identifier complètement tous les phénomènes impliqués. Malgré les incertitudes, il est généralement admis que, dans les régions à forte concentration d'aérosols anthropogéniques, l'effet des aérosols serait du même ordre de grandeur que celui de tous les gaz à effet de serre, mais de signe opposé. Si tel est le cas, les aérosols pourraient contribuer à ralentir le réchauffement climatique.

 

Le rapport du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) de 2013 contient une analyse des différents facteurs d'influence du forçage radiatif . D'après ce rapport, l'effet positif des gaz à effet de serre, de l'ozone et de la vapeur d'eau, est bien expliqué. Les effets direct et  indirects des aérosols sont considérés comme négatifs, mais la marge d'incertitude reste conséquente.

Surveillance des aérosols

L'objectif du programme Veille de l'Atmosphère Globale (VAG, Global Atmosphere Watch GAW) est de déterminer la distribution spatio-temporelle des aérosols et d'étudier leurs propriétés qui influencent le climat et la qualité de l'air, et ce sur plusieurs décades. Le programme de surveillance des aérosols qui est mené à la station VAG globale du Jungfraujoch (altitude: 3580 m) par le laboratoire de chimie atmosphérique de l'Institut Paul Scherrer (LAC/PSI) est un des plus complets au monde. De par  son altitude, le Jungfraujoch est partiellement situé dans la troposphère libre et est donc propice à la mesure de la concentration des aérosols loin des sources de pollution. Un cycle saisonnier peut être observé pour les paramètres mesurés. Il est principalement dû au transport convectif de la couche limite planétaire jusqu'au Jungfraujoch pendant l'été.

Informations complémentaires

Liens